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Votre nouvelle rubrique « Autorité à la loupe » qui vous donne désormais rendez-vous dans les colonnes de votre journal Daabaaru, reçoit pour le compte de son premier numéro le Général Gbian Robert. Député à l’Assemblée Nationale du Bénin 7è législature, deuxième Vice Président de l’Assemblée Nationale, l’homme qu’on appelle affectueusement ‘’Ggr’’ est une haute personnalité du Bénin. Dans un entretien dont nous vous proposons l’intégralité, il parle de son parcours académique, professionnel et politique. Il a également abordé la gestion du président Patrice Talon sans occulter l’avenir du Bloc de la Majorité Présidentielle (Bmp) auquel il appartient. Ses actions, ambitions et rêves vous sont livrés dans les lignes qui suivent. Il a été reçu par Barnabas Orou Kouman, lisez plutôt.

Barnabas OROU KOUMAN

Daabaaru : Le quotidien Daabaaru dans sa démarche de rapprocher davantage les autorités du pays aux populations, en leur donnant l’occasion de s’exprimer librement, a initié la tribune dénommée ‘’Autorité à la loupe’’. Vous avez été identifié comme la toute première autorité qui s’exprimera sur cette tribune.

Nous aimerions que vous vous présentez à nos lecteurs s’il vous plait.

GGR : Merci Monsieur le journaliste ! Je voudrais avant tout, féliciter les responsables du quotidien Daabaaru pour avoir initié dans leur journal, une telle rubrique : « Autorité à la Loupe » qui permettra de mieux faire connaître les autorités de notre pays. Cette initiative est noble et mérite d’être encouragée surtout qu’elle vient d’un jeune quotidien comme le vôtre. Au-delà de mes félicitations, je voudrais aussi vous remercier pour m’avoir choisi. C’est un honneur pour moi d’être la toute première autorité à m’exprimer sur cette rubrique.

Pour revenir à votre question, je voudrais dire que je suis Robert GBIAN, député à l’Assemblée Nationale du Bénin, élu dans la septième circonscription électorale réunissant les communes de Bembèrèkè, Sinendé, Nikki et Kalalé. J’occupe la fonction de deuxième vice président de l’institution Parlementaire pour la législature en cours, c’est-à-dire la septième.

Quelle est votre situation matrimoniale ?

Je suis marié et père de cinq enfants.

Quel a été votre parcours académique ?

J’ai fait mes études primaires de 1959 à 1965 à l’École Primaire de Bembèrèkè et obtenu en 1965, le Certificat d’Etudes Primaires Élémentaires (CEPE). J’ai ensuite poursuivi de 1965 à 1973, les études secondaires au Lycée Technique Coulibaly de Cotonou, au lycée Mathieu Bouké de Parakou et au Lycée Bêhanzin de Porto-Novo. Lesdites études ont été sanctionnées par l’obtention en 1973 du Baccalauréat.
Apres l’obtention du Baccalauréat, j’ai poursuivi avec des études universitaires. J’ai ainsi intégré en 1974, l’Université Nationale du Bénin. Deux ans plus tard, soit en 1976, j’ai obtenu le Diplôme Universitaire d’Economie Générale (DUEG). J’ai été aussitôt  incorporé dans les Forces Armées du Bénin, démarrant ainsi ma carrière militaire.

Qu’en-est-il de votre parcours professionnel ?

Avant de parler des différents postes que j’ai eu à occuper, je tiens à préciser que j’ai également suivi un certain nombre de formations lorsque j’ai intégré les Forces Armées Béninoises. En effet, j’ai suivi plusieurs formations, stages et cours notamment le Cour Supérieur du Commissariat de l’Armée de Terre en France de 1987 à 1989, au sein de l’Enseignement Militaire Supérieur, Scientifique et Technique. A l’issue de cette formation j’ai obtenu le Brevet Technique d’Etudes Administratives Militaires Supérieures (équivalent de l’Ecole Supérieure de Guerre). Ce diplôme est aussi équivalent à celui d’Administrateur des Services Financiers. Toutes ces formations m’ont permis de gravir successivement les grades depuis celui de Sous-lieutenant le 1er Octobre 1979, jusqu’à celui d’intendant Général de Brigade le 1er Juillet 2007.
Au cours de ma carrière professionnelle, j’ai occupé de nombreuses fonctions au sein de l’Armée Béninoise. De 1989 à 1998 j’ai été le Chef du Service de l’Intendance des Corps de Troupe. En 1998 j’ai été promu Directeur du Service de l’Intendance de l’Armée de Terre, poste que j’ai occupé jusqu’ à octobre 2001 avant de me voir confié, en novembre de la même année, le poste de Directeur du Service de l’Intendance des Forces Armées Béninoises jusqu’à mai 2006. Pendant une décennie, j’ai donc eu l’opportunité de gérer, avec sérieux et professionnalisme, les finances de toute l’Armée béninoise.
Par la suite, j’ai été nommé en mai 2006 au poste de Directeur de Cabinet Militaire du Président de la République, fonction que j’ai occupée jusqu’à mon admission à la retraite le 1er Avril 2012.
Outre mes fonctions dans l’Armée Béninoise, j’ai aussi accompli, plusieurs autres missions d’intérêt national. J’ai été par exemple membre de plusieurs commissions interministérielles au nombre desquelles on peut citer: la Commission spéciale de vérification des biens, la Commission interministérielle chargée de la reconstitution des carrières, du reversement et du classement des fonctionnaires de la Police Nationale, la Commission interministérielle chargée de la reconstitution des carrières et du reversement des agents des douanes, la Commission interministérielle chargée de la reconstitution des carrières et du reversement des personnels des Eaux et Forêts.
Il convient de préciser aussi que j’ai été plusieurs fois distingué par l’Etat Béninois. En effet j’ai été fait Chevalier de l’ordre de Mérite du Bénin, Officier de l’ordre de Mérite du Bénin, Chevalier et officier de l’ordre national du Bénin et Commandeur de l’ordre national du Bénin par décret n°2012-053 du 25 mars 2012.

Depuis quand vous vous êtes intéressé à la politique ?

De tout temps, j’ai toujours été un observateur attentif de la vie sociopolitique de notre pays. Mais quand j’étais encore en fonction, en tant qu’officier des Forces Armées Béninoises, j’étais un observateur passif dans la mesure où les dispositions réglementaires interdisent aux hommes en uniformes de faire de la politique. Je ne suis donc devenu un observateur actif que depuis mon admission à la retraite. Mon engagement en politique est devenu total lorsque les populations ont suscité ma candidature aux élections législatives de 2015 et par la suite aux élections présidentielles de mars 2016. Depuis lors je fais mon bonhomme de chemin en politique, toujours avec la même détermination parce que j’estime pouvoir contribuer à l’épanouissement et au mieux-être de nos braves populations. J’estime pouvoir apporter ma pierre à la construction de notre édifice commun qu’est le Bénin, notre pays qui m’a tant donné.

Vous êtes député à l’Assemblée Nationale, deuxième vice président de cette institution. Quelles sont les actions que vous avez à votre actif en tant que député et homme politique béninois ?

Le rôle du député est de légiférer et de contrôler l’action du Gouvernement. Concernant le rôle législatif du député, j’ai eu à initier trois lois au cours de cette législature. Il s’agit de : La loi portant recueil du renseignement en République du Bénin, co-initié avec l’honorable Arifari Bako et d’autres collègues. Cette loi a déjà été adoptée par l’Assemblée Nationale. La proposition de loi portant secret de la défense nationale en République du Bénin, cette loi sera sans doute examinée pendant la session en cours ; et La proposition de loi portant code pastoral en République du Bénin qui sera examinée assez rapidement au regard des conflits sanglants entre les agriculteurs et les éleveurs auxquels il convient de mettre un terme.
En dehors des lois que j’ai moi-même initiées, j’ai présidé des commissions parlementaires dont les résultats des travaux ont conduit à des propositions de loi. Sans compter que comme tous les députés, je prends activement part aux travaux en plénière où j’apporte mes amendements ou contributions aux projets et propositions de loi en examen. Concernant le contrôle de l’action gouvernementale, j’ai eu à adresser le 30 mai 2017, conformément aux dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, une question d’actualité au gouvernement sur le soi-disant projet de mise en concession du CNHU. Cette question d’actualité a permis au gouvernement d’éclairer l’opinion publique et de dissiper les inquiétudes des uns et des autres. L’autre contrôle que nous faisons est celui de la mise en œuvre du programme d’actions du gouvernement auquel j’adhère entièrement et que je soutiens de manière inconditionnelle. Par ailleurs, il importe de préciser que depuis l’installation de la 7e législature, j’ai toujours conduit la délégation Béninoise aux sessions ACP et aux intersessions ACP-UE. Et toutes les fois, la délégation béninoise a pris part activement aux travaux concernant la situation sociopolitique dans certains pays ACP-UE, les questions de démocratie et de droit de l’homme, les questions de développement et les questions de renforcement des relations de coopération entre les pays ACP et UE. A ce titre nous avons contribué à l’adoption de certaines résolutions. Nous avons également pu obtenir que la prochaine session ACP-UE, celle qui aura lieu à la fin de cette année, soit organisée au Bénin. Enfin, entend que membres du bureau de l’Assemblée, je travaille avec tous les autres membres du bureau sous le leadership éclairé du Maître Adrien Houngbédji, président de l’institution, à ce que la 7e législature soit l’une des meilleures sinon la meilleure. Vous pouvez observer notre engagement à travers la célérité et le professionnalisme dans le traitement des dossiers parlementaires, de même que la diligence dans l’examen des projets ou propositions de loi. L’un de nos objectifs prioritaires est de doter notre pays d’un cadre législatif adéquat susceptible de soutenir les efforts de développement de tous les acteurs socio-économiques, notamment le gouvernement.

Quel bilan faites-vous des deux ans de gestion du Président Patrice Talon à la tête de notre pays ?

Merci ! Comme j’ai eu à le dire sur d’autres médias, j’éviterai de parler de bilan. Le bilan on le fera en 2021. Mais globalement ce que je peux dire, c’est qu’après seulement deux ans de gouvernance on observe des avancées notables dans la plupart des secteurs socioéconomiques.

Dans le secteur agricole, l’un des secteurs vitaux de notre économie, les résultats sont très encourageants. La production du riz est passé par exemple de 58.000 tonnes à 250.000 tonnes, celle de l’ananas à 300.000 tonnes avec en prévision d’atteindre annuellement 600.000 tonnes. La production d’anacarde atteindra cette année la barre de 132.000 tonnes. Des réformes sont également engagées pour booster la production de spéculations agricoles telles que l’ananas, le palmier à huile, les produits maraîchers. Par ailleurs, dans la filière cotonnière on enregistre une performance inédite avec une production qui avoisine, cette campagne, un niveau record de 600 000 Tonnes au plan national.

Des avancées significatives sont également observées dans plusieurs autres secteurs. Il s’agit par exemple de : La réduction, voire par endroit la disparition du délestage dans nos villes et campagnes. Le passage effectif de 06 départements à 12 départements. Réforme majeure et courageuse du Chef de l’Etat. La modernisation de l’administration par la dématérialisation de la gestion des ressources humaines. Le RAVIP une réforme qui à terme permettra de fiabiliser l’état civil, et de rendre disponible des données permettant la mise en œuvre de politiques publiques de développement. La lutte contre la corruption et l’impunité devenue effective et impartiale. La lutte implacable contre la criminalité sous toute ses formes grâce entres autres, à la création d’une force unique de sécurité intérieur. La libre circulation des biens et des personnes constitue une réalité sous le régime du Président Talon.

Par ailleurs, de grands chantiers de construction d’infrastructures démarrent déjà par endroit sur toute l’étendue du territoire et des réalisations concrètes seront de plus en plus visibles.

Au plan social, le gouvernement a financé pour un montant total de 36,5 milliards Fcfa plusieurs projets ciblés en faveurs des couches défavorisées. Il s’agit par exemple du programme d’Autonomisation des Femmes et de la Promotion du Genre qui a fourni des équipements à 341 groupements de 25 femmes pour la transformation agro-alimentaire et l’artisanat. Pour cette action, le gouvernement a mobilisé une somme de quatre milliards de F.CFA. Il s’agit également du programme des Filets sociaux qui a bénéficié d’un investissement de 2,5 milliards de FCFA pour contribuer à améliorer les conditions de vie de 13.000 ménages. Des kits scolaires ont été également offerts et des frais de scolarité ont été payés pour 3800 enfants dont 1800 atteints du VIH. Des soins sanitaires et des besoins alimentaires de 1500 personnes handicapées et du troisième âge ont été aussi prises en charge.

Par ailleurs, le programme ARCH (Assurance pour le Renforcement du Capital Humain) démarrera bientôt et impacter positivement les couches défavorisées. Ce programme contient quatre services de protection sociale que sont l’Assurance Maladie, le Micro-crédit, la formation et l’Assurance retraite. Le coût estimatif du programme est de 300 milliards de francs CFA sur quatre ans.
Une autre action à haute portée sociale est l’ouverture des cantines scolaires. C’est 1.574 écoles primaires du Bénin qui sont concernées pour 352 000 écoliers. Cette initiative du gouvernement coûtera 27 milliards de francs Cfa sur quatre

Les réalisations du gouvernement du président Patrice Talon sont nombreuses et on ne saurait tout citer ici. Ce qu’il convient de retenir est que beaucoup de choses se font dans la discrétion. Aucune œuvre humaine n’est parfaite tout comme aucune réforme n’est à 100% irréprochable. Le Président est à l’écoute des populations et les reformes qui nécessitent des réajustements le seront, sans doute, dans l’intérêt et le mieux-être Collectif.

Ce n’est qu’un secret de polichinelle que vous êtes l’une des têtes de pont de la mouvance présidentielle dans la partie septentrionale du Bénin. Dites-nous Général, comment présagez-vous l’avenir de ce groupe aux législatives de 2019 ?

L’avenir s’annonce sous de bons hospices car un peu partout dans le pays, les populations comprennent mieux les réformes engagées et voient tout ce qui est fait dans la discrétion par le gouvernement du Président Talon.

Les populations savent que les députés du BMP agissent dans leur intérêt, travaillent de jour comme de nuit, de concert avec le pouvoir exécutif, pour que leurs conditions de vie s’améliorent. Elles sauront au moment opportun nous renouveler leur confiance. Les populations ne sont pas dupes. Elles savent choisir le chemin de la vérité et du développement collectif qui est incarné par la mouvance présidentielle.

Au sein de la mouvance, nous restons donc sereins et soudés car nous avons l’assurance que tout se passera bien. Vous verrez bien ! Cependant nous continueront sans relâche à faire un travail de fourmi sur le terrain.

Vous avez conduit la semaine dernière, des marches de soutien à l’endroit du gouvernement de la rupture. A quoi retourne cette initiative quand on sait que le président Patrice Talon après son avènement à la Marina, s’est opposé à ces pratiques qu’il qualifie de populisme ?

Vous savez, il est bien difficile de contenir assez souvent et pour longtemps la ferveur de populations décidées à exprimer leur gratitude à un chef d’Etat. Dans la réalité, c’est des meetings qui étaient prévus et non des marches comme on a pu l’observer à Sinendé ou à Kalalé. Les populations ont décidé spontanément de commencer par une marche avant que les meetings n’aient lieu. Je voudrais donc préciser que ces meetings ne sont nullement motivés par un quelconque esprit de populisme. Les militants et sympathisants du Bloc de la Majorité Parlementaire ont souhaité qu’on organise les meetings de Sinendé, Bemberekè, Kalalé, Nikki, et Gogounou pour partager avec les populations, la vérité sur ce qui se fait par le Gouvernement du Président TALON et qui justifie notre soutien à son régime. Un autre objectif est de féliciter le Chef de l’Etat pour les réformes courageuses et salutaires engagées ; et par la même occasion de l’encourager à les poursuivre. Ces meetings ont été une opportunité pour informer les populations sur l’évolution de la mise en œuvre du PAG. Les populations ont toujours besoin d’être informées sur ce qui se fait dans le pays. De même, il est utile de faire des exercices du genre car il y a trop d’intoxications.

Vous avez été candidat à l’élection présidentielle de 2016, racontez-nous un peu cette expérience.

C’est vrai que j’ai été candidat aux élections Présidentielles de mars 2016. J’ai terminé 6è sur une trentaine de candidats malgré les moyens modestes dont j’ai pu disposer. Cette expérience a été enrichissante tant en terme de gestion des intrigues politiques que de gestions des hommes. Mais tout ça c’est déjà du passé. Je suis tourné résolument vers le futur même si ces expériences sont de précieuses sources d’inspirations politiques.

Ce que j’ai retenu de fondamental à l’issue de ma participation aux dernières élections présidentielles est la puissance de l’argent dans notre dispositif de choix du Président de la République. Un dispositif qui au fil des années a été formaté pour ne faire chef d’Etat que ceux qui détiennent la puissance financière. Ce dispositif consacre la prédominance de l’argent sur les idées alors même que le débat politique est avant tout un débat d’idées. Il importe face à cette situation connu de tous, que des dispositions législatives et réglementaires soient prises pour limiter l’influence de l’argent sur le choix de nos dirigeants. C’est en cela que je fais partie de ceux qui militent pour la réforme de notre système partisan afin que la nouvelle loi qui sera adoptée prévoient des dispositions pour créer et encadrer le financement public des partis politiques et le financement des élections.

Serez-vous encore candidat en 2021 ?

On n’a pas forcément besoin d’être Président de la République pour servir son pays et les populations. Il n’est donc pas bien de faire une fixation sur cette fonction fut-elle la plus importante de l’Etat. Pour moi, le plus important c’est de servir la nation quelle que soit la fonction que l’on assume.

Voyez-vous ! Je me sens très bien dans ma fonction d’élu du peuple. Il est vrai que personne ne sait de quoi demain sera fait mais à l’étape actuelle de ma vie politique, je n’ai plus d’ambitions présidentielles. En tant que membre du Bloc de la Majorité Parlementaire, je travaille à accompagner le programme d’actions du gouvernement. De même, je soutiens les réformes du Président Talon qui est aujourd’hui l’homme de la situation.

Général GBIAN Robert, député à l’Assemblée Nationale

Je voudrais vous remercier de l’opportunité que vous m’avez offerte de mieux me faire connaître. Je voudrais rassurer les populations que beaucoup de choses se font sans tambour ni trompette et demander aux uns et aux autres de bien vouloir accompagner le gouvernement dans ses efforts de développement de notre commune patrie le Bénin. Dans cette lutte, personne ne sera de trop.

Pour finir je voudrais souhaiter à toute la communauté musulmane un bon jeûne. Que ce mois de Ramadan soit plein de bénédiction, de miséricorde et apporte à chacun et à tous, le bonheur, la paix intérieure et la sérénité familiale .

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