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L’événement du 20 mai 2013 a été douloureux pour les étudiants de l’Université de Parakou. En effet, il y a eu une tension sociale qui a abouti aux coups de pierres du côté des étudiants contre des coups de feu des forces de l’ordre. Ce drame d’énormes dégâts est encore gravé dans la mémoire estudiantine. Cinq ans après, le mouvement de la Jeunesse Unie pour la Relève Efficace (Jure) et l’Ong Humanité épanouie, ont célébré cet événement en disant plus jamais ça au sein des universités du Bénin et précisément à l’université de Parakou. C’était le lundi 21 mai dernier en présence de Gildas Aïzannon parrain de l’événement, de Roger Yarigo représentant des victimes, Liassidi Yaovi Bob, président de l’Ong Humanité épanouie, du président des sages de la ville de Parakou, des victimes et des étudiants venus nombreux.

Anatole SINKIN (Stg)

« Plus jamais ça ! », c’est sur ces mots que Roger Yarigo, président d’alors de l’Union nationale des étudiants de l’Université de Parakou (Uneup) et représentant des victimes des événements, a commencé par faire revivre les scènes à l’assistance. En effet, le président Yarigo a été membre des associations estudiantines qui étaient au cœur du mouvement des grèves. Après avoir rappelé la mauvaise gestion de l’ancien directeur du Cous, il a exposé les faits qui l’ont injustement conduit en prison. Selon lui, c’est la dénonciation de cette mauvaise gestion qui fut un péché pour les étudiants. Il a déploré ce comportement de certains politiques et des forces de l’ordre et a fini par demander aux autorités étatiques de poursuivre cette affaire. « Il faut situer les responsabilités pour faire payer les acteurs », a-t-il martelé Pour Sébastien Biaou une autre victime, c’est plutôt la douleur qui est célébrée. À travers ses propos « c’est de la douleur que nous célébrons aujourd’hui », il expose ses peines et sa désolation. Pour lui, la situation s’est empirée à partir de l’arrestation de Roger Yarigo. Du coup, les étudiants se sont mobilisés pour la libération de leur président empêchant ainsi le départ des forces de l’ordre sans avoir lâché leur président. Les choses sont désormais devenues compliquées. Les étudiants ont commencé à lancer des pierres sur les forces de l’ordre et ceux-ci ont répliqué à l’aide des balles réelles de leurs armes. C’est ainsi que trois étudiants ont été touchés, l’un sur la tête, l’autre sur la poitrine transpercée. Le troisième qui avait reçu la balle sur sa jambe, était le seul pouvant parler à l’hôpital. Toutefois, il n’y avait pas eu de morts. Pendant que ses camarades gravement blessés sont à l’hôpital, Sébastien Biaou, son président et plus d’une vingtaine de camarades étaient en prison. Pour la confirmation il affirme, « nous avons acheté le droit de place en prison à l’aide de l’argent que Maître Baparapé m’a donné ». Tout comme son président, il n’a pas manqué de demander la poursuite et la sanction des auteurs de cette mauvaise pratique et de réclamer les indemnités des victimes.
Pour Gildas Aïzannon parrain de Jure, « c’est tout simplement inadmissible ». Il condamne cette pratique avant de réclamer les audits au niveau de tous les dossiers scandaleux en général ceux relatifs aux événements du 20 mai en particulier. Selon le parrain, « ce qui s’est passé en 2013 n’est ni acceptable avant, ni acceptable aujourd’hui, ni acceptable demain».

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