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Très connu dans le septentrion et au plan national de par sa présence sur la scène musicale béninoise, Awali M. Mama Ibouraima alias Alpha Mim est un artiste chanteur qui fait du reggae. Les performances et qualités dont il fait preuve font de lui un reggae man hors du commun. Alpha Mim aborde plusieurs thématiques dans ses chansons et dénonce tout ce qui peut nuire à l’existence humaine. Votre quotidien d’information Daabaaru est allé à sa rencontre. Il nous livre dans les lignes qui suivent tout sur lui. Lisez !

Barnabas OROU KOUMAN

Daabaaru : Quand avez-vous commencé votre carrière musicale ?

Alpha Mim : J’ai commencé la musique depuis les collèges et lycées quand j’étais élève. Je chantais pendant les journées récréatives et culturelles, les concours inter collèges.
A partir de la classe de seconde, j’ai intégré l’orchestre « los bravos » de Parakou. J’ai accompagné plein d’artistes nationaux et internationaux avec cet orchestre dans lequel j’étais l’un des chanteurs.
Ce n’est qu’en 1998 que j’ai pu sortir mon premier album au studio Oluwa Tobiloba d’Erick Santana à Parakou. Tout ceci grâce à Ferry Finagnon un arrangeur émérite.

Quel est votre parcours artistique ?

-En 1998, j’ai sorti mon premier album dont le titre est « M’bakako ». C’est d’ailleurs ce titre qui m’a révélé au monde.
-En 2003, j’ai sorti le second album titré  » Djirima » dans le studio Akwaba de notre compatriote Freddy Assogba en Côte d’Ivoire.
-En 2007, j’ai sorti un 3ème album titré « Nassiara » dans le studio Musigerme de feu André Deberry Quenum à cotonou.
-En 2013, j’ai sorti le 4ème album titré  » Sariya » enregistré dans le studio Np sound de Pierrot Nguindou et Bm studio de Marc Boulouvi à Cotonou.
Après cela j’ai marqué une pause pour des raisons de service surtout que j’avais des classes d’examen. Je devrais préparer les épreuves fatidiques et j’y suis toujours.
En ce moment, je prépare mon prochain album qui est presque prêt mais je me tais d’abord sur le titre car il peut changer.

Qu’en est-il de votre parcours académique ?

J’ai obtenu le baccalauréat en 1998 et j’ai poursuivi mes études à l’Unb où j’obtins la maîtrise en socio-anthropologie en 2004. Je rentrai dans l’enseignement où j’obtins mon Brevet d’Aptitude à l’Enseignement Secondaire (Bapes).

Quelle est votre situation matrimoniale ?

Je suis marié, père de plusieurs enfants. Puisque je n’ai pas encore fini de produire je me réserve de dire le nombre (rires).

La musique n’a-t-elle pas un impact sur votre vie de couple ?

Plus ou moins car avec la musique on n’a presque pas de vie privée hein! Les gens cherchent à connaître tout de l’artiste. Rien ne se cache, tout se dit. On est parfois envié par d’autres femmes et jalousé par d’autres maris qui nous prêtent des intentions.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face ?

Si déjà en tant qu’élève j’y suis arrivé, en tant qu’enseignant le problème ne se pose. Ce n’est qu’une question d’organisation et de routine hein !

Quelle est votre plus grande joie et votre plus grande déception ?

Ma plus grande joie c’est d’avoir réussi au moins à enregistrer un album en Côte d’Ivoire, le grand carrefour de la musique africaine et ma plus grande déception c’est de ne pas avoir pu rencontrer Alpha Blondy pendant que j’y étais car ce dernier était absent du territoire ivoirien.

Quelles sont les thématiques que vous abordez dans vos chansons ?

Dans mes chansons, j’aborde presque tout hein ! L’amour, le mariage, l’unité, la paix. Je dénonce avec sagesse tout ce qui peut nuire à l’existence humaine.

On n’a jamais vu Alpha Mim en featuring avec d’autres artistes. Qu’est-ce qui explique cela?

J’en ai fait une fois avec feu Zouley Sangaré et le meilleur reste à venir avec le temps et avec bien d’autres artistes.

Que réserve Alpha Mim à ses fans à court, moyen et long terme ?

A court terme c’est la sortie d’un certain nombre de singles. A moyen terme la sortie de mon prochain album et à long terme la sortie d’un clip vidéo.

Que pensez-vous de la musique béninoise ?

La musique s’améliore de jour en jour et réponds aux exigences de la modernité. Notre musique fait parler d’elle contrairement au temps passé. Notre musique peut-être aujourd’hui jouée dans les boîtes de nuit, les buvettes au grand bonheur de nos fans. Nous avons compris la nécessité et chacun travaille à cela.
S’agissant de la nouvelle génération, le bilan est mitigé. Il y en a qui travaillent activement et qui ont de la visibilité et il y en a par contre qui doivent aller à l’école des actifs et travailler ardemment tant pour la qualité du texte que pour la qualité du son, du rythme, de la voix.

Quel appel avez-vous à lancer à l’endroit du gouvernement ?

Je suis plus artiste que politicien. Toutefois, je demande à nos dirigeants la gestion efficiente de notre cité dans les règles de l’art en mettant l’intérêt du peuple au cœur de tout.

Votre mot de fin ?

Je tiens à vous remercier pour l’honneur que vous m’avez fait à travers cet entretien. Félicitation à votre journal, que dis-je ? à notre journal pour tout ce que vous faites. Longue vie au journal Daabaaru et que Dieu vous bénisse.

 

Propos recueillis par Barnabas OROU KOUMAN

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