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L’association des jeunes pour la promotion de l’éducation et de la culture (Ajepec) « Su dom se », a clôturé le dimanche 13 mai dernier, les activités des cours d’alphabétisation de la langue Baatonum. C’est au Collège d’Enseignement Général (Ceg) Guema de Parakou qui a servi de cadre pour faire le bilan. C’était en présence de plusieurs personnalités notamment Mashioudou Adam Soulé directeur départemental de la culture, du tourisme et sports, Gaston Yamaro directeur de la radio Deeman, Suanon Dama Phillipe Vice président de la Commission Nationale de Linguistique Baatonu du Bénin(Cnlb) et de Lafia Sacca directeur Ceg Guema.

Anatole SINKIN (Stg)

La langue maternelle est l’un des piliers du développement d’un peuple. Dans le souci de sauvegarder l’identité culturelle et linguistique des Batombu, l’Association des Jeunes pour la Promotion de l’Education et de la Culture (Ajepec) « Su dom se  » oeuvre pour la promotion de la langue Baatonum à travers plusieurs activités dont les cours d’alphabétisation au profit des élèves, étudiants, artisans et fonctionnaires.
Après six mois de travail, ils sont 123, répartis au niveau de trois cycles à avoir terminé avec succès leur formation. C’était le moment pour l’Ajepec de libérer les apprenants qui ont appris avec dextérité et engagement leur langue maternelle.
L’occasion était propice pour le responsable des enseignants d’exprimer son satisfecit et adresser ses encouragements aux apprenants pour leur endurance et détermination.
Les personnalités présentes dans la salle ont félicité les membres de l’association pour la promotion de la culture Baatonu dont ils font montre depuis plusieurs années.
Pour le vice-président de la Cnlb, Suanon Dama Phillippe, « la manière la plus facile d’être colonisée, c’est opter pour la langue étrangère au détriment de sa langue maternelle », c’est pourquoi il a exprimé toute la fierté de la Commission a l’endroit de l’Ajepec et les apprenants.
« Il faut écrire nos langues nationales parce qu’elles seules, en tant qu’instrument de méditation, permettent de pénétrer l’âme réelle de l’Afrique. Et quelque soit la beauté d’une traduction, il va manquer toujours ce quelque chose qui va faire la spécificité de la langue », disait Amadou Ampaté Ba. Une raison de plus pour le Directeur départemental de la culture, du tourisme et sports, Adam Soulé d’appeler les populations à apprendre à lire et à écrire en leur langue maternelle. Il a également dévoilé le projet du gouvernement au profit de la culture en général et celle des Baatombu en particulier.
Pour le développement local et national, il est donc nécessaire pour tous d’apprendre les langues nationales, seuls palliatifs de décollage des communes et du Bénin.
La langue Baatonum à travers l’Ajepec « Su dom se » a déjà montré le chemin et il ne reste qu’à lui emboiter le pas.

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