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BOUKOUMBE

La population se rend justice en tuant un gardé à vue

Fidèle Combetti, 40 ans environ, conducteur de taxi moto, habitant de l’arrondissement de Manta Centre dans la commune de Boukoumbé a été abattu le week-end dernier par une frange de la population dans la cellule où il était gardé à vue au commissariat de Manta. Qu’est ce qui c’était réellement passé les samedi 7 et dimanche 8 septembre dernier ?

Selon nos sources, le nommé Fidèle Combetti a été conduit au commissariat de Manta le samedi 7 septembre dernier par le chef d’arrondissement de Manta, et celui du village de Koukouangou situé à 3 kilomètres environ de l’arrondissement Central. Comme raisons évoquées, l’individu serait en train de rôder autour du domicile d’un citoyen, muni d’un pistolet de fabrication artisanale. Ainsi dès que le propriétaire de la maison l’a surpris, il a aussitôt alerté ses voisins qui ont pu mettre la main sur lui.

Le jour suivant aux environs de 2 heures du matin, des individus non encore identifiés armés de fusils, de flèches, de machettes et de gourdins, ont pris d’assaut le lieu où est gardé à vue Fidèle Combetti demandant à l’agent de police de le sortir. Ce dernier ayant compris tout de suite la détermination de ces personnes à user de toutes leurs forces pour arriver à leur fin, a décidé avec son adjoint de faire leur volonté aux risques de voir le commissariat vendanger. C’est ainsi que ceux-ci ont défoncé la porte de la cellule et sortir le détenu qu’ils ont achevé dans la salle de repos sous le regard impuissant des deux agents de police.

Informé, le commissaire s’est rendu sur les lieux avec une équipe de patrouille mais malheureusement, aucun de ceux qui ont commis l’acte ne s’y trouvait.
Après le constat fait par le major de santé de Manta, il ressort que Fidèle Combetti est décédé des suites des coups reçus.

L’affaire est devant la justice et le procureur de la République s’en charge afin de déterminer les motifs qui ont réellement poussé à cet acte qu’on peut qualifier de vindicte populaire, et pour que les responsabilités soient situées.

Wahabou ISSIFOU

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