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CHRONIQUE DES US ET COUTUMES

La médecine africaine à l’heure des illusions

Feuilles, écorces, racines et autres éléments directement tirés de la nature faisaient les remèdes qui soignaient nos ancêtres qui malgré les endémies vivaient longtemps. Bien que la médecine dite moderne ait gagné les cœurs, celle traditionnelle garde toujours sa place en Afrique, et fait parler d’elle là-où celle du blanc a lamentablement échoué.

Mais aujourd’hui cette médecine qui coûtait moins chère par rapport à celle moderne, rassure de moins en moins et se fragilise davantage. Certes, on nous dira qu’elle ne respecte pas les normes scientifiques surtout en ce qui concerne la dose, la toxicité et en matière de conservation. Cependant, ses traitements restent les plus accessibles en Afrique, même si, la qualité de ceux qui détiennent les secrets de cette médecine semble être à la base de certains doutes qu’on émet sur son efficacité. Souvent les gardiens de la médecine traditionnelle sont des personnes du troisième âge qui, la plupart du temps sont traitées à tort ou raison de sorcières.

La méfiance des béninois vis-à-vis de la médecine traditionnelle est devenue grande à cause des vendeurs d’illusion qui se sont glissés dans le rang des tradithérapeutes et qui au quotidien empirent les maux des malades par de faux remèdes. Ces derniers pullulent les rues avec des publicités agressives afin de faire le maximum de victime. Ainsi par leur cupidité, ceux-ci jettent de l’opprobre sur les nobles méthodes ancestrales de guérison.

Face à cette situation qui ternit l’image de la médecine traditionnelle, il est temps qu’une attention particulière soit accordée à ce pan des richesses de l’Afrique qui tend à disparaître. Alors pour y arriver, une synergie entre la médecine traditionnelle et celle moderne s’impose, car quoi qu’on dise, les deux médecines se complètent. De même, il serait intéressant que les acteurs de l’éducation formelle puissent penser intégrer l’étude des plantes et leurs vertus dans les curricula de formation afin de susciter dans le rang des enfants le désir de se spécialiser dans cette médecine pour le bonheur de l’Afrique.

Edouard ADODE

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