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CHRONIQUES DES US ET COUTUMES

L’ère du pagne rogné au Bénin !

La société africaine met un accent particulier sur l’habillement de la femme. Pas par esprit de servitude mais juste pour la préservation de la valeur que constitue la femme en Afrique surtout quand celle-ci vit sous le toit d’un homme. Le corps de la femme est plus que sacré aux yeux des africains.

Ainsi, la femme africaine du temps de ma mère trouve sa fierté et sa dignité dans la protection de ses parties intimes. Ces parties intimes de la femme qui partent de ses genoux jusqu’au cou. Ces femmes ne se contentaient pas seulement de couvrir ces parties, mais prenaient plus de précautions en doublant leur pagne pour qu’au cas où le premier tombait, sa nudité sacrée soit toujours préservée. Alors, en ce temps-là, il était inconcevable qu’une femme mariée noue un seul pagne. La femme africaine en général et celle béninoise prenait soin de doubler fièrement son pagne.

Mais au fil du temps, le pagne de la femme africaine est davantage rogné ou brûlé au nom de la modernité. Ainsi, ce pagne de la femme qui descendait autrefois tout au moins au dessous des genoux, est désormais à l’image de ce qu’elles appellent mini-jupe, laissant paraître une grande partie de leurs cuisses sacrées. Elles ne songent même plus le doubler. Du coup, difficile de distinguer dans les rues béninoises une jeune fille non mariée d’une femme mariée, ce qui était facile hier et permettait de préserver la femme du désir des hommes vicieux.

Ce temps où l’ordre et la dignité étaient la marque de l’Afrique, est désormais révolu. Les femmes d’Afrique désormais singent leurs sœurs de l’Europe jusqu’à oublier leur origine et leurs valeurs.

A l’allure où vont les choses, si rien n’est fait, l’attachement du pagne par la femme africaine dans les normes des traditions africaines sera d’ici peu vestiges du passé. Alors, face à cette perte de la valeur du pagne dans les habitudes des femmes modernes, il est important de créer des évènements de promotion de ce pan de notre culture. De même, puisque les parents modernes s’éloignent de plus en plus de leurs racines, il revient aux décideurs de voir dans quelle mesure cette habitude pourra être insérée dans le programme scolaire à la base afin d’essayer de sauver les meubles.

Femme, sache que ton corps est sacré et sa valeur dépend de ton habillement. Certes, il faut vivre selon son époque, toutefois, sauvegarder ce qui est essentiel de la tradition est encore mieux.

Edouard ADODE

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