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DIALOGUE POLITIQUE AU BENIN

Le Prd déplore l’exclusion des anciens Chefs d’État

Les travaux du dialogue politique initié par le chef de l’état Patrice Talon sont ouverts depuis hier jeudi au palais des congrès à Cotonou. En prélude à ces assises qui durent trois jours, le Parti du Renouveau Démocratique de Me Adrien Houngbédji s’est exprimé à travers un mémorandum qui énumère ses griefs contre le dialogue politique mais propose également des pistes de solution pour une sortie de crise.

Selon des sources dignes de foi, le parti de Me Adrien Houngbédji était dans la logique de boycotter les assises de ce dialogue politique dans la mesure où les actions préalables n’auraient pas été menées pour un dialogue inclusif. A la suite de maintes réflexions, les responsables sont convenus d’y prendre part d’où leurs propositions relatives à un mémorandum qu’ils entendent défendre lors des travaux.

Ainsi, la réponse favorable du PRD à l’invitation du gouvernement ne l’empêche pas d’exprimer ses griefs contre le dialogue politique convoqué pour les 10, 11 et 12 octobre 2019. Dans ledit mémorandum publié à la veille de l’ouverture du dialogue, le Prd expose ses réserves, suivies des propositions pour une sortie de crise. En ce qui concerne les griefs contre le dialogue, le Prd déplore l’exclusion des anciens Chefs d’État, des Organismes de la Société Civile, en particulier le Clergé.

Le parti déplore également l’absence des partis lésés par les nouvelles lois dans la liste des invités. Dans ces conditions, le parti arc-en-ciel voit un dialogue non inclusif qui se limite quasiment aux partis de la mouvance.

Pour ce qui est du contenu du dialogue, le Prd a fait des propositions pour l’amélioration de la nouvelle charte des partis politiques et du code électoral. Ces deux lois dont la mise en application est à la base de la crise politique sont en effet au cœur de ce dialogue politique initié par le président Patrice Talon. En dehors des propositions axées sur les deux lois, le Prd préconise la prise des mesures d’apaisement dont l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre Boni Yayi, pour lui permettre de participer à tout dialogue politique national. Qu’en sera-t-il alors de la prise en compte de ces propositions, la fin des travaux nous le dira.

Charles HONVOH

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