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ÉDITO

A l’ère de la police républicaine…

Pendant longtemps, la police a été considérée comme le corps des fonctionnaires de l’État qui ne comprennent aucun langage des populations. Jadis, le policier était caractérisé par sa matraque et son arme. Il était craint par la population qu’il est appelé à sécuriser. Au finish, cette population cherche à fuir la police à tout prix, ce qui rendait difficile voire même impossible la collaboration qui devrait exister entre les deux parties pour l’accomplissement de cette mission régalienne qu’est la sécurité.
Mais avec l’avènement de la police républicaine et le développement du concept de police communautaire, les béninois découvrent une nouvelle police. Une police qui sourit aux populations, et provoque le dialogue avec le civil pour mieux se rendre compte des besoins sécuritaires de ce dernier.
Désormais, il n’est plus rare de voir le policier venir en aide au citoyen dont le véhicule est en panne au beau milieu d’une voie isolée. Le policier sait davantage utiliser les armes de la douceur contre les populations non armées pour le maintien de l’ordre. Ainsi, au Bénin, des policiers sont désormais à même de demander pardon aux civils en vue de les ramener à la raison bien qu’étant armés. Signe d’une véritable grandeur d’esprit de ces vaillants hommes armés qui se sacrifient pour le bien-être de tous. Les patrouilles sur les corridors de jour comme de nuit rassurent au quotidien les voyageurs et les transporteurs qui ne craignent plus les raquettes ni les rançonnements.
Cette police qui prône le dialogue comme la norme et la violence comme l’exception est vraiment celle qu’il faut pour les béninois de nature pacifique.
La police républicaine au-delà d’une police communautaire se mue ainsi vers une police humanitaire.

Edouard ADODE

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