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EDITO

Contraints à l’hypocrisie politique !

Il y a de cela quelques jours, le fils du jeune ministre Oswald Homéky se faisait baptiser. Un événement heureux qui a réuni d’éminentes personnalités du Bénin et d’ailleurs.

Même si la célébration en elle-même n’a rien de particulier et d’extraordinaire, la présence de certains invités de marque a au contraire suscité des remous qui normalement ne devraient pas avoir lieu si certains béninois arrivaient à faire la part des choses. Ainsi, au moment où certains félicitaient l’international camerounais Samuel Eto’o pour avoir effectué le déplacement pour cet événement, d’autres s’attardaient sur le cas de Donklam Aballo porte-parole du parti Union Sociale et Libérale (Usl) de Sébastien Ajavon. Plusieurs béninois voyaient en cette présence du jeune défenseur de l’Usl à cette fête, un signe de traitrise ou d’infidélité à son parti et par ricochet à Sébastien Ajavon.

Ainsi dans son innocence, le jeune Donklam était littéralement charcuté dans tous les sens. Alors pour ne pas passer à la guillotine, il a été obligé de faire un mea culpa public afin de calmer la fougue de ces soi-disant partisans de l’Usl enragés.

Donklam Aballo présent aux obsèques d’un membre de la famille d’un quelconque ministre de Talon, susciterait-il autant de polémiques ? Absolument pas !

Cette situation montre alors combien certains béninois se plaisent à voir leurs dirigeants les enfariner avec une hypocrisie légendaire. Ces réactions semblent simplement traduire l’habitude des béninois qui préfèrent applaudir un mensonge bien habillé qu’une vérité bien servie. Et après, on est prêt à crier que tous les politiciens sont des menteurs.

Alors, il est important que chaque béninois puisse comprendre que les adversaires politiques, ne sont pas des ennemis. D’ailleurs, il est temps que le peuple béninois puisse savoir que les hommes politiques de toutes chapelles confondues sont plus unis que le peuple ne le croit. Les guéguerres entre politiciens ne sont uniquement de façade comme dans un cours de théâtre.

Donc, quoi qu’on dise, Donklam Aballo et Oswald Homéky resteront frères et amis bien qu’ils défendent des idéologies politiques diamétralement opposées.

Edouard ADODE

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