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ÉDITO

Jour de lumière ou d’obscurité au parlement?

Ce jour est l’un des plus marquants de la démocratie béninoise. Celui de l’entrée en fonction de la huitième mandature de l’Assemblée nationale. Ce jour, les nouveaux députés de la huitième mandature prêtent serment au siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Cet événement est déjà un honneur pour la partrie de Kaba, Béhanzin et Bio Guèra.

Honneur, en ce que le Bénin est en train de réussir la transition démocratique, pivot de tout démocratie au monde. De 1991 à ce jour, rien n’a pu arrêter donc le processus démocratique mis en marche par les pères fondateurs et dont les bâtisseurs du présent essayent vaille que vaille de conserver pour la postérité.

Alors, si la 7e législature nonobstant sa légalité et son légitimité a, dans son ensemble, voté des lois qui jusqu’à présent ne reçoivent pas l’assentiment du peuple malgré la présence de l’opposition au sein de l’hémicycle ; l’on est en droit de s’inquiéter du sort qui sera réservé au peuple sous la mandature qui s’annonce ce jour. Sachant les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections qui ont donné l’onction parlementaire aux actuels 83 représentants du peuple, l’institution n’est-elle pas en voie de sombrer?

Car, il n’est un secret pour personne que les actuels députés n’ont rien de plus que les ministres du gouvernement si ce n’est que leur mandat.

Toutefois, le contexte de leurs élections peut également leur servir de tremplin pour aller à la conquête de la légitimité. Ainsi, les nouveaux parlementaires pourront positivement étonner le peuple au bout de quelques années en se démarquant du pouvoir exécutif au nom de la séparation des pouvoirs. Ce qui est un principe sacro-saint consacré par la constitution du 11 décembre 1990.

Alors, pour le moment, il est clair que la huitième mandature fait son entrée au parlement dans une obscurité totale, en témoigne la forte militarisation de la capitale. Ce qui n’a jamais été depuis 1991.

Cependant, de l’obscurité peut jaillir la lumière au grand bonheur du peuple qui reste dubitatif par rapport l’indépendance de ce contre-pouvoir constitutionnel, qu’est l’Assemblée nationale.

Edouard ADODE

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