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Le compte rendu du conseil des ministres du mercredi 4 mai dernier a prononcé la radiation de 27 ex agents de la Police et de la Gendarmerie Nationale.
Tout en ne niant pas au gouvernement, son droit de sanctionner toute mal gouvernance, surtout à une époque où il tente de remettre en place de l’ordre pour un nouveau départ.
Tout en ne m’alignant pas derrière ceux qui agitent dans l’opinion publique une lutte sélective du gouvernement, je pense que la radiation est une sanction très sévère et inappropriée à la corporation en question.
Moi j’estime que pour cette situation qui concerne 27 agents des forces de l’ordre et de sécurité de notre pays, cette sanction est très très sévère.
Pour des agents en uniforme qui ont servi depuis des années le drapeau béninois avec toute l’obéissance et le respect qu’on leur connait, cette sanction est très forte.
Cette sanction devient antisociale quand on se rend compte qu’il s’agit de pères de familles. Des personnes qui ont des personnes derrière elles. Des personnes qui n’ont appris qu’une seule chose dans leur vie, utiliser les armes pour protéger leurs concitoyens et maintenir l’ordre dans leur pays.
Cette sanction devient dangereuse pour la Nation quand on se rend compte qu’on envoie ainsi des personnes qui ont été au contact des armes durant des années dans la rue.
Leurs espoirs, leurs rêves, leurs ambitions, leurs projets, tombés à l’eau un mercredi soir. Que deviendront leurs enfants inscrits dans les écoles? Qu’en sera-t-il de leurs épouses, leurs parents, frères et sœurs qui fondaient tout leur espoir sur eux?
N’existe-t-il pas une autre forme de sanction qui ne leur arrache pas leur boulot, le seul qu’ils savent faire? Que fait-on des sanctions disciplinaires et administratives ?
Patrice Talon, doit faire parler son cœur de père de famille, son côté qui transcende ce désir ardent de finir avec l’impunité. « Le chien ne mord pas son chiot jusqu’au os », enseigne un proverbe Baatonu. L’envie de sanctionner son enfant ne doit pas conduire un père de famille à lui briser les os et le condamner à l’infirmité.
Sanctionner oui mais tenir compte des probables conséquences de la sanction d’abord !
C’est ce que je pense.
Barnabas OROU KOUMAN

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