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Le but de tout apprenant est la réussite au bout d’une année scolaire. Ceci pour faire plaisir à soi-même ainsi qu’à ses parents qui s’échinent pour son avenir. Si pour certains, le travail est le seul moyen d’y arriver, pour d’autres il y a une autre voie qui ne nécessite aucun effort intellectuel. Cette idéologie est le propre de certains élèves filles ou étudiantes. Pour ces dernières, pas question de passer des nuits blanches à traiter des exercices ou à apprendre tel ou tel cours. La solution semble être à portée de mains et toute cuite. Il suffit de réunir les moyennes par matière de manière efficace, pas à la sueur du front mais plutôt à la sueur des fesses. Ce sont les Moyennes Sexuellement Transmissibles (Mst). Un tour dans plusieurs collèges, lycées et à l’Université de Parakou en cette veille de fin d’année scolaire et académique et la triste réalité se confirme.

La Rédaction

La méthode semble gagner de plus en plus la mentalité de nombreuses filles qui pour la plupart pensent qu’il est honteux de reprendre une année ou une classe. Mais au même moment elles éprouvent d’énormes difficultés à se donner aux études. Au finish, elles comptent sur leurs atouts physiques pour séduire les enseignants vicieux incapables de maîtriser leur libido et oubliant du coup leur mission d’éducateur.

Caractéristiques des élèves filles et étudiantes adeptes des Mst

Dans les collèges, lycées et universités, ces filles se font remarquer aisément par leur habillement. Elles sont souvent vêtues de tenu très sexy, couvrant à peine leurs parties sensibles. Les seins et les cuisses sont à peine protégés avec un visage enjolivé de toute sorte de maquillage et des coiffures extravagantes, tout ceci accompagné des démarches de top model. Assises souvent en première loge dans les classes et amphithéâtres, elles frappent à l’œil de toute personne entrant. Leur entre jambe en plein cours se fait facilement voir pour enticher les enseignants. Rapidement elles n’hésitent pas à connaître chez les enseignants qui prêtent flan à leur jeu. Elles sont donc prêtes à parcourir tous les enseignants pour atteindre leur but.

Les causes d’une réussite à tout prix

Cette situation naît souvent du manque d’attention des parents aux faits et gestes des filles depuis les maisons. Beaucoup d’entre elles sont déjà livrées à elles-mêmes. Ainsi, elles s’habituent à sortir avec les grotos qui sont à leurs petits soins de telle sorte qu’elles n’ont plus la tête aux études. Un autre facteur qui encourage les Mst est l’impact des réseaux sociaux. Trop souvent occupées par twitter, whatsap, instagram, facebook, etc. elles n’ont pas le temps de penser aux cours et même aux heures de cours elles sont préoccupées par les réseaux sociaux. C’est quand l’année tend à sa fin qu’elles se rendent compte de leur situation. Trop tard, et ne voulant pas assumer cette honte qui résulte de leur comportement le long de l’année, elles se voient obligées d’utiliser ce qu’elles ont pour obtenir ce qu’elles veulent. D’où la quête des moyennes de passage en classe ou année supérieure par la voie de la facilité. Bien qu’il semble avantageux, ce moyen n’est pas sans inconvénients.

Diplômées, têtes vides

Les filles s’adonnant à ce phénomène encourent pourtant des conséquences sur leur avenir. Elles réussissent facilement de classe en classe mais éprouvent assez de peines aux examens. Les examens deviennent du coup pour celles-ci un pèlerinage. Pour celles qui arrivent par le coup du hasard à décrocher un diplôme, elles sont incapables de le faire valoir sur le marché de l’emploi. C’est alors que s’étalent au grand jour les incompétences et les tars de ces dernières, jetant ainsi du discrédit sur la gent féminine et le système éducatif. Ces Mst peuvent devenir par la suite de véritables Mst (Maladies Sexuellement Transmissibles) à trainer pour toute une vie. Il est à noter que dans cette vie de patachon, surviennent par moment des grossesses non désirées conduisant aux avortements et leurs corolaires. Face à ces dégâts, il est important de penser sauver les meubles.

Réussir dans la dignité

« Le corps d’une femme est à conserver et non à servir de marchandise pour en retour avoir de notes », ces propos de Floriane Tchibozo, enseignante à Parakou enseignent que les filles doivent prendre conscience du caractère sacré du corps de la femme. Ensuite, le travail doit être le leitmotiv de toutes les filles pour montrer à la face du monde que l’égalité des sexes n’est pas de l’utopie car on peut réussir tout en étant fille digne et respectable pour démentir ces hommes qui pensent que les filles sont moins intelligentes que les garçons comme le confirme les propos de Wilfried Bokossa, élève en classe de terminale B au lycée, « les filles le font à cause de leur faiblesse intellectuelle ». Alors l’utilisation judicieuse et consciencieuse des réseaux sociaux est recommandée aux filles élèves et étudiantes pour qu’elles n’en deviennent pas des victimes. Pour cette raison, la part de responsabilité des parents ne doit pas être occultée. Ils doivent s’impliquer davantage dans le suivi des filles à la maison comme à l’école. Car une fille bien éduquée est toute une nation bien éduquée.

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