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INSÉCURITÉ A COTONOU

Mode opératoire des braqueurs nocturnes de motocyclistes

L’insécurité a repris de plus belle ces derniers temps dans la ville de Cotonou. La recrudescence des cas de braquages dans la capitale économique du pays a pris une nouvelle tournure. Sortir entre 1 heure et 4 heures du matin est désormais très risqué. Les personnes qui rentrent tard la nuit du service, le transfert des malades dans les hôpitaux et bien d’autres cas d’urgence sont fortement perturbés dans la ville. Les hors-la-loi mettent au respect leurs victimes avant de les déposer de leurs biens.

Le mode opératoire de ces individus sans foi, ni loi reste le même. Ils sont armés de coupe-coupe et autres armes blanches. Deux hommes, ou 4 et même parfois 6, généralement sur des motos de marque bajaj. Selon le témoignage d’une victime qui a requis l’anonymat, « ils vous repèrent de loin, accélèrent, vous rattrapent, vous coincent dans une rue déserte, ordonnent de vous arrêter, ou à défaut, vous y obligent d’un ton très menaçant et vous résistez, ils vous blessent gravement avant de vous dépouiller de vos biens, le plus souvent argent et téléphone portable de luxe ». Elle revient plus amplement sur son cas.

« J’en ai été victime le mardi 11 juin dernier très tôt le matin. Après avoir difficilement traversé Tchaourou par la brousse, j’entre à Cotonou vers 4 h, poussant un ouf de soulagement. Mais c’était sans compter avec la mauvaise foi des hors la loi qui me voyaient descendre du taxi et emprunter un zemidjan au carrefour du stade Gmk. Une première moto démarre et se met à notre poursuite. 800 mètres plus loin, une autre moto sort d’une ruelle et rejoint la première. Commence une véritable chasse à l’homme, on aurait dit des chiens à la poursuites d’un gibier.

J’ordonne à mon conducteur de moto de s’arrêter. Il accepte de le faire une fois devant une boutique où était assis un homme, solitaire. Les bandits s’immobilisent aussi, saluent l’homme qui était d’un âge intermédiaire, avec déférence : bonjour notre grand frère en fongbé. Ensuite, ils vont s’occuper de moi devant ce dernier. demeuré silencieux sans le moindre geste de secours à mon endroit. Bilan, mon téléphone portable infinix note 4 prod m’a été arraché de même que quelques billets de 10 mille et des pièces de monnaie. Je n’avais même plus de quoi payer le zem », a-t-il raconté.

Au regard de ce regain d’insécurité, il est urgent de trouver des mesures idoines capables de renforcer la sécurité de la ville pour le bonheur de ses habitants . Il importe également que les habitants de Cotonou, surtout ceux qui circulent la nuit fasse preuve de prudence.

Wilfried AGNINNIN

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