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La salle des fêtes de la mairie de Parakou a abrité dans l’après-midi du 26 avril dernier une rencontre débat ouvert entre le ministre Joseph Djogbénou et les forces vives de la ville de Parakou. Plusieurs personnalités dont le préfet du Borgou Djibril Mama Cissé, le maire Charles Toko et les têtes couronnées ne se sont pas fait conté la séance en honorant de leur présence. Entre autres préoccupations abordées, la grève qui secoue plusieurs secteurs depuis des mois. Intéressés par le cas de l’éducation, le garde des sceaux a rassuré les populations de l’achèvement de l’année scolaire en cours.

Maroufatou KAKPO & Anatole SINKIN (Stgs.)

Le système éducatif béninois va mal, et ce n’est plus un secret à quiconque. C’est dans cette optique que le garde des sceaux, Joseph Djogbénou, lors de son passage à Parakou, a tenu à rencontrer les populations de Parakou et les acteurs éducatifs de la ville. Avant tout propos, il a fait part des points forts sur lesquels le gouvernement se base pour agir. On peut citer entre autres la satisfaction des besoins du plus grand nombre, la réalisation de plusieurs projets entrant dans la lutte contre le chômage des jeunes. Il a profité de l’occasion pour évoquer les maux qui minent la jeunesse béninoise et dont l’ampleur mettrait le Bénin en feu. «Tant que le grand nombre ne sera pas satisfait, le Bénin serait en feu» a-t-il affirmé. Il a par la même occasion confié à la population en entrant dans le cadre des revendications des enseignants que le gouvernement tire l’essentiel de ces ressources des impôts, invitant les populations à remplir leurs devoirs fiscaux. Il a rassuré la population sur la bonne volonté du président Patrice Talon et de son gouvernement à trouver un terrain d’entente favorable à tous les acteurs impliqués. Comme l’a expliqué Joseph Djogbenou le gouvernement est ouvert au dialogue.
Entrant dans le vif de la séance, une dizaine de participants ont porté à haute voix, à l’endroit du ministre, représentant du gouvernement, leurs préoccupations sur les maux qui minent l’éducation et même la santé. A leurs inquiétudes, le garde des sceaux a rassuré et affirmé que l’année sera validée. «L’année ne sera pas blanche, l’année sera bien validée » a t il confirmé. Il ressort des propos du ministre Djogbenou que l’État bien que prêt à satisfaire les désirs des enseignants se trouve freiné par le manque de moyens financiers. Il est convaincu que le gouvernement et les syndicats parviendront à des solutions appropriées pour la survie de l’école béninoise. Quand aux préoccupations de la santé il a expliqué que la baisse du budget dont souffre le Chud borgou-alibori est due au collectif budgétaire du gouvernement appliqué dans toutes les structures publiques.
L’éducation étant la clé de réussite de toute nation, le gouvernement béninois est déterminé à poursuivre les négociations avec les syndicats afin que les écoliers et élèves reprennent les classes et confirment cette phrase de Victor Hugo, «chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ».

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