408 vues

L’une des réformes phares du maire Charles Toko à la tête de la municipalité de Parakou est celle concernant le secteur des taxis-motos communément appelés «zémidjans». Malheureusement cette réforme tarde à prendre son envol compte tenu de la catégorie de personne dont il est question et de la nature de l’être humain à ne pas accepter le changement quelque soit sa finalité.
En effet, le secteur des taxis-motos est confronté à d’énormes difficultés. C’est connu de tous. Les hommes en jaune sont confrontés à une insécurité due à la non maitrise des personnes qui constituent ce secteur. Une situation qui occasionne l’infiltration des hors-la-loi parmi eux, pour commettre des crimes. Aussi, un taxi moto peut se retrouver vidé de son économie suite à un accident qui aurait occasionné des dégâts matériels et ou humains à lui, à son client ou à un usager. Il fallait arrêter la saignée face un tel tableau fait d’insécurité, d’incertitude et de misère, une autorité soucieuse du bien être de ses populations ne pouvait qu’agir. Charles Toko qui n’a pour objectif principal de changer les choses a décidé de faire ce que  personne n’a jamais osé faire au Bénin. Certainement parce  qu’il ne vise pas un second mandat ou ne rêve aucunement d’être populaire.
A quoi consiste la réforme en réalité? Après s’être approprié le contenu de cette réforme, le premier constat qui se dégage est que l’administration municipale veut assumer son rôle d’assurer la sécurité et le bien être des populations de sa commune.
C’est aussi et surtout

une réforme qui
veut réorganiser un
secteur qui regorge
d’énormes potentialités
humaines
compte

tenu

de la diversité
des personnes qui le
compose.
Ainsi, Charles Toko
veut en un premier
temps avoir une idée
exhaustive de tous
ceux qui exercent le
métier de Zémidjan
à Parakou. D’où la
confection de badges
et
d’une
base
de

données

comportant
toutes les informations

des personnes
qui exercent le métier.
Aussi, voudrait-il que
chaque taxi-moto de
Parakou soit assuré.

Cette assurance
permettra non seu-
lement de prendre
immédiatement en
charge le zémidjan
victime d’un accident
mais également de
couvrir les dépenses
liées aux dégâts causés

par un éventuel
incident. Plus intéressant,

les clients
des zémidjans, les
usagers de la route
ou toutes victimes
d’accident occasionné

par un zémidjan,
seront pris en charge
par l’assurance. Voilà

là tout le sens que
contient cette réforme.
Pourquoi
ça
ne
prend

pas?
Plusieurs

raisons
pourraient justifi er
la timidité observée

dans la mise en
œuvre de cette réforme.
Primo, c’est celui
qui est chargé de
conduire la réforme.
Judicaël Houndin,
troisième adjoint au
maire de Parakou.
Charles Toko aurait
pu trouver mieux
pour porter cette réforme
que
ce
dernier.

Il

suffi t de se référer
aux réformes qu’il
a déjà conduit pour
se rendre compte
qu’avec lui pas de
chance de réussir.
Secondo, c’est la nature

des personnes
concernées par la réforme,
les
zémidjans,

c’est un four tout.
On y trouve toutes
natures d’hommes.
Quand on a à faire
à cette catégorie de
corps, il faut être tout
sauf un enfant de
cœur.
Tertio, c’est la nature

humaine, cette
nature en eff et, fait
de l’homme un être
réfractaire au changement.

Chose normale

car il serait
impossible que les
zémidjans acceptent
à bras ouverts la ré-
forme sans contesta-
tion.
Ce que Toko doit faire
Charles Toko a déjà
fait assez de concessions

dans cette réforme.

De 35.000
francs Cfa les négociations
sont
arrivées

à

25.000 francs Cfa.
Suite à la rencontre
entre le maire luimême

et les zémidjans,

le montant à
payer est ramené à
20.000 francs Cfa. Ce
montant donne droit
à chaque zémidjan,
4m de tissu pour 2
maillots, 4 macarons,
une carte professionnelle,

le droit taxi à
6000f et le droit d’adhésion.

L’assurance
de 16.000 francs Cfa
étant off erte gratuitement

par la mairie.
Que faut-il pour exprimer

sa compassion

et son amour
pour une frange de
sa population ? Le
maire de Parakou a
fait ce qu’il pouvait
pour cette réforme et
doit maintenant agir.
Il faut parfois faire le
bonheur de quelqu’un
contre son gré quitte
à ce qu’il s’en rende
compte plus tard.
Barnabas OROU
KOUMAN

408 vues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *