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Dans la nuit du 5 au 6 mai dernier, la prison civile de Parakou a fait la vidange de ses fausses sceptiques comme d’habitude dans les canaux d’évacuation des eaux pluvieuses. De la prison civile, les excréments des pensionnaires se retrouvent quelques temps après dans les caniveaux pour plonger tous le centre ville dans une odeur insupportable. Les quartiers Gah, Madina et Yara Kinnin seront plus tard inondés d’un parfum autant polluant, désagréable qu’invivable. Une situation qui interpelle les autorités à divers niveaux car la santé et le maintien de l’environnement en dépendent.

Véronique TAKOU (Stg)

Impossible de camoufler une mauvaise odeur. C’est ce qui a réveillé la population des quartiers Gah, Madina et Yarakinnin tôt dans la matinée du dimanche 6 mai dernier. Selon certains habitants desdits quartiers, la prison civile vide les matières fécales dans les caniveaux et ce sont les habitants qui en pâtissent. La durée de cette intoxication sera d’une semaine avant la disparition complète de l’odeur nauséabonde.

En effet, ils vivent cette situation depuis de nombreuses années. L’odeur est parfois moindre ou pire. Aussi dépassée par la routine de ces événements, la population appelle les autorités à leur secours. Pour Moussé Yaya, habitant du quartier Gah, cette pollution est vraiment insupportable. « C’est depuis deux heures du matin que cette odeur m’a réveillé. Dans ma famille il y a eu trop de dégât directement liés à la santé sur cette situation » a-t-il confié.

Pour Adamou Abdoulaye, un autre habitant, c’est la prison civile qui est responsable de cette pollution, « il faut que les autorités trouvent une solution pour ça. C’est tout ce que nous demandons, que cela ne se répète plus» a-t-il souhaité.
«Je ne suis pas dans le quartier mais je sais ce qui se passe. C’est la prison civile qui envoie ces cacas ici. Si les autorités n’ont pas pris de décision, ça va nous tuer », ajoute Saïbou Idrissou un riverain.

Impossible donc de prendre par le carrefour des trois banques et les autres quartiers sans être accueilli par cette odeur. A voir la position géographique de cette maison pénitentiaire, lotie dans une zone qui abrite la préfecture, le trésor public, l’hôpital communal et des banques, il est inconcevable d’imaginer de pareille catastrophe environnementale. Les autorités doivent penser arrêter la saignée pour la santé des populations

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