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RAPPORTS SEXUELS DES PERSONNES NORMALES AVEC DES FOLLES

Un acte ignoble à haute portée spirituelle 

Ils sont nombreux dans les villes africaines, ces hommes et femmes qui flânent à longueur de journée tout nus ou en haillons. Eux, ce sont les malades mentaux. Même si leur promenade quotidienne n’étonne guère, ce qui est souvent surprenant est le fait qu’on rencontre parfois de ces folles qui portent des grossesses jusqu’à donner naissance malgré leur inconscience. Cette situation suscite le plus souvent la question du motif qui pousse certains hommes normaux à poser un tel acte et le sort des enfants issus de ces grossesses. 

Edouard ADODE

En Afrique en général et au Bénin en particulier, les malades mentaux, pour la plupart du temps, sont laissés dans la nature où ils errent du matin au soir sans une demeure fixe. Parfois certains d’entre eux sont caractérisés par une violence exceptionnelle. De même ils végètent pour la plupart du temps dans une malpropreté qui sort de l’ordinaire, rendant difficile toute cohabitation avec des personnes normales, surtout à cause de leur odeur corporelle. Malgré cet état de chose, il n’est pas rare de rencontrer dans les rues des folles qui portent des grossesses jusqu’à donner naissance à des enfants. Cette situation paraît souvent inédite mais semble être justifiée au vue de la qualité des auteurs de ces grossesses.  

A première vue, on aurait pensé que l’auteur d’une grossesse de folle ne pourrait qu’être un fou selon la logique de la société. Ce qui n’est pas faux, comme le témoigne Ahmed Bouyagui, « j’ai vu deux fous en pleine relation sexuelle sur les tas d’ordures de l’Ocbn à Parakou ». Son témoignage est renchéri par celui de Pacôme Atanhlouèto vigile dans une banque à Cotonou, qui atteste avoir vu un beau matin sur la passerelle du marché Dantokpa deux malades mentaux en pleins ébats sexuels. Ainsi, des ces relations entre malades mentaux peuvent survenir une grossesse.

Mais au-delà de ce constat qui relève de la normalité des choses puisque le malade mental peut toujours ressentir les mêmes désirs que toute personne, on note également des hommes normaux et parfois bien instruits qui se donnent le plaisir de faire l’amour avec des folles. Un fait social que le sociologue Tchansi Yantébossi rattache aux réalités des sociétés africaines qu’on ne saurait expliquer.

Un acte répugnant à portée spirituelle  

Pour le prêtre de Fa Dah Vobla résidant à Bohicon, un malade mental est une pièce maîtresse dans certains rites. Ainsi, lorsqu’un homme ou une femme est à la recherche d’une certaine célébrité ou d’un certain bonheur, il peut arriver que le Fâ exige qu’il est un acte d’intimité entre cette personne normale et un malade mental. Il ajoute par la suite que « lorsqu’un homme est régulièrement frappé par des malheurs, le fait qu’il ait un rapport sexuel avec une folle lui permet de décharger cette énergie négative en celle-ci qui est appelée à la garder puisqu’elle ne vit que dans la saleté ». 

Le spiritualiste Sylvain Adoho alias maître Bobos abonde dans le même sens en faisant savoir que cet acte peut être posé volontairement comme involontairement par l’homme normal. « Si la personne est prédisposée pour avoir un danger et que la nature est sensé la protéger, elle peut être amenée à aller faire l’amour avec une folle, ainsi une énergie peut la pousser à le faire. De même, si la personne a un lien karmique avec cette folle et pour qu’un destin particulier se manifeste, elle va faire ça de façon volontaire ». Bobos ajoute que cet acte donne de la longévité à son auteur. Par ailleurs, le spiritualiste estime que cet acte peut donner lieu à une grossesse qui est considérée comme une honte pour son auteur mais, qui en réalité est une dette antérieure que cet homme est appelé à payer. Cette justification cadre d’ailleurs avec un témoignage du docteur en théologie Sidibé Kamassé vivant aux Etats-Unis qui affirme avoir été témoin du cas d’un commissaire de police qui pour des raisons peu connues a eu à entretenir des rapports sexuels avec une folle qui a accouché d’un bébé qu’elle a su aller remettre au commissaire qui ce jour était couvert de honte devant ses pairs.

Cependant, le docteur Kamassé trouve en cette situation un manque de sagesse de Dieu. Car pour lui, aucune situation ne devrait amener un homme normal à agir  de la sorte. Pour lui, ceux qui agissent de la sorte n’ont pas la loi de Dieu en eux bien qu’ils se disent intellectuels. Puisque pour lui, il n’y a pas cette situation dont la solution n’est pas en Jésus-Christ. 

La grossesse des folles, elle est donc une réalité qui sort de l’ordinaire. Elle semble être bénéfique pour ses auteurs, mais constitue une source d’augmentation des cas d’enfants de rue ou d’enfants malheureux qui demain pourront être des cas sociaux.

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