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La région des 2KP (Kouandé-Kérou-Péhunco) a été totalement oubliée par le gouvernement d

Le pont inachevé de Kankou

e Boni Yayi au cours de ses deux mandats. Pas de routes, ni d’électricité encore moins d’infrastructures socio-communautaires à même de soulager la peine de ces populations qui ont marché toute une décennie rien que pour ça. Venu au pouvoir, Talon est perçu comme l’ange qui pourra sortir cette localité de sa léthargie qui frise du mépris et de la discrimination. Plus de deux ans après son accession au pouvoir, l’on a l’impression que les 2KP risquent le même sort que celui à lui infligé par le changement et la refondation. Rien que des promesses pour le moment. Le pont de Kankou, dans l’arrondissement de Fô-Tancé dans la commune de Kouandé en construction depuis 2015 est toujours inachevé plongeant le plus grand arrondissement de cette commune dans un double enclavement. Jusque là, les cris de cœur des populations semblent ne pas pénétrer les cadres qui ne rêvent que pour leur ventre, ainsi, le Chef de l’État Patrice Talon apparait comme le seul, capable d’activer le désenclavement de cette localité.

Barnabas OROU KOUMAN

Dans la commune de Kouandé, plus précisément dans l’arrondissement de Fô-Tancé, se trouve un pont au niveau du fleuve Kankou. Cette infrastructure qui a cédé depuis des années, a coupé le plus grand arrondissement de la commune (Guilmaro) du reste de la région et du pays. En période de pluies, impossible de joindre l’autre bout. Les activités économiques tournent au ralenti car plus d’échanges commerciaux entre l’arrondissement et les autres localités. Les commerçants de la commune de Kouandé et des autres communes environnantes ne peuvent plus se rendre au marché de Guilmaro qui est l’un des plus grands de la région. Grand producteur de coton et de céréales, les habitants de Guilmaro ont souvent du mal à écouler leurs produits. C’est d’ailleurs le dernier arrondissement qui voit son coton transporter à chaque campagne de commercialisation. Les producteurs de l’or blanc sont chaque année confrontés à des incendies de coton à force d’être obligés de le stocker longtemps dans les marchés primaires. Des tonnes de coton, représentant la souffrance de toute une saison, partent en fumée parce que ces paysans ont commis le péché d’être de cette localité. Pire, en saison de pluies, les évacuations sanitaires sont très compliquées. Il faut transporter le malade sur la tête de même que les conducteurs et la moto pour traverser des rivières le long du trajet. C’est pareil pour tout déplacement vers le chef-lieu de la commune pour tout acte administratif. C’est simplement un calvaire, c’est une misère.

Un simple pont en construction depuis trois ans

Confié au génie militaire depuis 2015, la réalisation du pont de Kankou dure que le retour de Jésus-Christ. Les travaux ont été arrêtés et repris maintes fois sans être terminés. Les autorités communales se sont battues des mains et des pieds en vain. Même le vote pour la révision de la constitution de l’honorable Abdoulaye Gounou, député de la localité, n’est pas encore arrivé à activer l’achèvement de cette infrastructure.

Une injustice qui mérite dêtre corrigée

C’est bien triste quand on sait que ces populations, qui elles aussi, font partie du Bénin, participent plus à l’économie Nationale que plusieurs autres localités du Bénin qui n’apportent pas autant à la Nation et bénéficient cependant de toutes les attentions. C’est une injustice, c’est un péché contre Guilmaro, Kouandé et les 2KP. Les gouvernements successifs pèchent contre ces braves populations qui croupissent dans la misère, qui ne vivent pas, mais existent.

Les bouches pleines, les cadres de la localité, les grands complices !

C’est un péché que commettent les cadres de cette localité qui les bouches pleines ont été incapables de souffler dans les oreilles des dirigeants qui se sont succédés, qu’il est temps que l’injustice soit corrigée. Ils continuent de l’être jusqu’à ce jour aux côtés de Talon. Ils étaient en effet nombreux auprès de Yayi sans avoir été capables de lui confier cette peine de leurs populations, leurs parents et leurs militants, parce qu’ils trouvaient pour leur compte. Ils sont encore là, à la droite du père Agbonnon, confortablement installés mais ôtés de toute capacité de revendication encore moins de plaidoyer. Pour eux, le plus important, c’est leur intérêt et aucunement celui de leur localité.

Talon le seul espoir !

Cependant, je reste confiant que Patrice Talon saura corriger cette injustice qui a trop duré. Il saura effacer ces années de peine, de souffrance, de martyr et de consternation des populations. Il faut construire le pont de Kankou, celui de Tikou et toutes les autres infrastructures qui font de Kouandé et des 2KP, l’enfant orphelin du Bénin.
Il faut permettre aux fils et filles de Guilmaro, Kouandé et les 2KP de cesser d’exister et de vivre enfin comme tout béninois.

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