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Yayi devait s’y abstenir

Djèffa dans la commune de Sèmè-Kpodji a abrité le week-end dernier, une rencontre de plusieurs hommes politiques. Cette rencontre, comme toutes les rencontres de l’opposition, a été une occasion de peindre en noir la gouvernance du président Patrice Talon. C’est d’ailleurs cet objet qui fait de la présence de l’ancien chef d’État Boni Yayi à cette rencontre, un mauvais casting.

Barnabas OROU KOUMAN

Boni Yayi a dirigé le Bénin pendant dix longues années équivalant à deux mandats consécutifs. C’est lui qui a transmis le témoin à Patrice Talon qui vient de boucler deux année de son mandat de 5 ans. La gestion de Boni Yayi a eu ses hauts et ses bas. Il y a eu plusieurs avancées et bien évidemment des bons en arrières. Tous ces éléments ont forcément un impact sur la gouvernance actuelle, celle de la rupture.

Boni Yayi qui, il y a quelques jours s’est présenté comme un ancien président sage et un expérimenté en matière de gestion du pouvoir d’État a prodigué des conseils à son successeur. Il a lui même avoué la complexité de la gestion du pays en tant que chef d’État.

Que ce même Yayi se retrouve au milieu de plusieurs hommes politiques de l’opposition pour peindre en noir la gestion de la rupture est une très mauvaise idée.

Yayi aurait dû simplement se faire représenter par d’autres personnalités politiques de son parti politique FCBE. Sa présence à cette rencontre dévoile sa double face. Les larmes de Boni Yayi à cette rencontre pourraient être perçues comme un aveu de culpabilité. La culpabilité d’être d’une part responsable de ce qu’il pense arrive au peuple béninois sous la rupture.

Yayi devait simplement s’abstenir de se présenter à cette rencontre et garderait l’image d’un ancien chef d’État qui veut la réussite de son successeur.

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