221 vues

C’est à travers un message radiophonique le 18 mai dernier que le Directeur Général de la Police Républicaine Nazaire Hounnonkpè a ordonné aux Directeurs Départementaux de la Police Républicaine (Ddpr) l’interdiction des Brigades Civiles de Sécurité (Bcs) sur toute l’étendue du territoire national. Ordre reçu de la hiérarchie, tous les directeurs départementaux se sont exécutés ordonnant aux maires d’en prendre acte. La commune de Parakou, l’une des communes où l’expérience avait pris, s’est également conformée à la décision. Charles Toko par uncommuniqué Radio a invité les chefs quartier à suspendre toutes activités des Bcs.

Wahabou ISSIFOU

Les Brigades Civils de Sécurité (Bcs) avaient pour mission d’accompagner les forces de l’ordre dans leurs activités surtout la nuit afin de dissuader les hors la loi et de maintenir la quiétude des paisibles populations. Plusieurs arrestations dans la commune de Parakou ont prouvé combien ces Bcs arrivaient à réduire le taux d’insécurité.
Néanmoins il faut rappeler que les membres des Bcs sont recrutés sur de simples critères de moralité et d’ancienneté. Et pour assurer la sécurité des populations ils sont appelés à manipuler les armes blanches et autres outils de dissuasion.
Le gouvernement a décidé mettre fin aux activités de ces Brigades Civiles de Sécurité. Cela veut dire qu’il y a forcément beaucoup d’insuffisances dans leur mode de fonctionnement. C’est d’ailleurs ce qu’explique le Directeur Général en ces termes, « …suite aux nombreux désordres enregistrés dans le cadre des Brigades Civiles de Sécurité dans les différentes localités ».
Même si cette décision étonne plus d’un, il faut avouer que cette manière d’assurer la sécurité des populations mérite une profonde réforme car ces Bcs n’ont suivi aucune formation et ne sont pas autorisées à utiliser les armes nécessaires au maintien d’ordre. Ce qui démontre leur incapacité à aller à l’affront avec les divorcés sociaux qui opèrent à main armée toutes les fois.

Charles Toko se plie

Après la décision de l’hiérarchie policière, le maire de Parakou, par un communiqué radio, a ordonné aux chefs quartiers de sa commune, de suspendre les activités des Bcs installées dans leurs quartier respectifs. Un ordre qui a été exécuté car aucune brigade n’a fonctionné depuis la décision de l’autorité municipale.

Dans le rang des populations, des inquiétudes planes quant à leur sécurité et celle de leur bien dans les jours à venir. Espoir que des réflexions soient en cours pour repenser le fonctionnement de ces unités de sécurité qui, il faut l’avouer, participaient à la sécurité des personnes et des biens dans les quartiers en dissuadant et déjouant les plans des hors-la-loi.

221 vues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *