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SITUATION SOCIOPOLITIQUE NATIONALE

Le Prophète Ithiel Dossou et les siens prient pour la paix au Bénin

Les composantes du corps de Christ et ses leaders ont tenu une conférence de presse ce samedi 11 mai au siège du Ministère Canaan à Cotonou. C’est une initiative du Prophète Ithiel Dossou qui entre dans le cadre de la préservation de la paix en cette période de tension poste électorale au Bénin.

Un rendez-vous au cours duquel les fidèles chrétiens venus de plusieurs contrés du pays ont unis les voix pour évoquer la grâce divine du père céleste pour que la paix continue de régner sur la Nation béninoise. L’occasion est saisie également par ces hommes de Dieu pour adresser au peuple du Bénin, un message d’exhortation à l’adoption des comportements de paix.

Lisez plutôt l’intégralité de leur message

ADRESSE À LA NATION

Chers amis et collègues, serviteurs de l’Eternel.
Chers représentants de la presse,
Bien aimé peuple de Dieu,
Nous avons l’honneur, en ce jour, de nous adresser à la nation béninoise dans toutes ses composantes, aux membres des corps constitués de l’Etat, aux autorités politico-administratives de notre pays, dont la plus éminente est le Chef de l’Etat, le Président de la République, Son Excellence M. Patrice Athanase Guillaume Talon.
Je voudrais m’adresser :
– aux différentes institutions de la République,
– aux anciens Présidents de la République,
– à tous les élus de la République,
– aux partis politiques, toutes tendances confondues, Opposition et Mouvance,
– à toutes les forces vives de la nation,
– aux Chers frères et sœurs, Béninois, Béninoises,
– à tout le Corps de Christ au Bénin et ses leaders,

Notre nation, notre commune patrie traverse actuellement une des plus graves crises de son histoire, depuis 30 ans. Et cette crise menace gravement LA PAIX et la cohésion sociale.
Cette paix est pour le Bénin un point d’honneur et une marque de fierté nationale chèrement acquise à la Conférence Nationale. C’est le plus beau cadeau que Dieu ait fait au Bénin.

La paix reste en effet une denrée rare dans la sous-région ouest-africaine. Des nations voisines sont troublées par les guerres, les tensions sociales et le terrorisme. Au milieu de cette situation critique que traverse notre sous-région, le Bénin apparait comme un îlot de paix très envié mais aussi une source d’inspiration pour les uns et les autres.
Pour faire un bref aperçu historique, nous nous devons de nous rappeler que nous venons de loin. En 1989, alors que la révolution marxiste-léniniste s’essoufflait, entrainant notre cher et beau pays dans la crise économique aggravée par une situation politique intenable, nous étions à deux doigts de basculer dans le chaos. Mais, dans sa grâce infinie, DIEU nous en a épargné. En effet sous l’égide d’un homme d’église, l’archevêque de Cotonou, Mgr Isidore DE SOUZA, et par la grâce de Dieu, la paix a pu être sauvée in extremis. Le rôle prépondérant joué par l’archevêque De Souza est resté dans l’esprit du peuple béninois qui lui en sait gré jusqu’à ce jour.

La paix est si importante et si précieuse qu’elle est très fragile. Pour autant, rien ne peut se faire sans elle. Aucun développement, aucun progrès social ou économique, aucune avancée démocratique n’est possible sans la paix. Perdre la paix signifierait un recul de plusieurs décennies pour notre pays.
Perdre la paix serait précipiter notre pays, le Bénin, dans la vallée des tourments.

C’est pourquoi nous voulons ici et maintenant, lancer solennellement un appel pressant, à chacun de savoir raison garder et d’œuvrer activement, à la préservation de cette paix, sans laquelle il n’aurait pas été possible d’organiser un scrutin, tenir des réunions politiques ou mener des activités économiques et sociales.

Nous voudrions rappeler aux uns et aux autres, que si la paix coûte cher, la guerre quant à elle, est totalement ruineuse. Elle nous dépouille de nos plus belles possessions et avilit la vie humaine, elle rabaisse l’humain à sa dimension animale. La mort, le viol et les violences de toutes sortes sont exercés sur ce que nous avons de plus cher et de plus sacré: nos mères, nos femmes et nos enfants qui sont les plus exposés.

En réalité, la guerre n’épargne personne. Si nous n’avons pas su payer le prix de la paix, parce que l’estimant trop élevé, comment payerions nous celui de la guerre?

Voici pourquoi en son temps, le Général Mathieu Kérékou avait dit et je cite:  » Nous ne sommes pas en guerre contre les forces vives de la nation et (…) en conséquence, nous leur demandons pardon. Pardon au nom de l’amour de notre patrie, au nom de l’amour de notre peuple et au nom de l’amour du prochain. » Fin de citation.

Nous inspirant de ces moments décisifs, où des dignes leaders de notre pays ont pris des décisions historiques, nous en appelons à S.E.M. Patrice Talon, Président de la République du Bénin en exercice. M. le Président de la République: vous avez reçu l’onction du peuple pour présider aux destinées de cette nation, dans les termes de votre mandat. Vous avez prêté serment devant DIEU de défendre la constitution et les acquis de paix et de démocratie de notre pays. Vous êtes de ce fait, le garant de la paix et de la cohésion sociale, le pourvoyeur du plus grand service public que nous appelons la quiétude de la population.
Vous êtes en ce moment même le père de la nation. De ce fait, il vous revient de puiser au plus profond de vous-même et dans les valeurs de la République, les ressources de sagesse et d’amour pour préserver et consolider la paix au Bénin. Pour la paix, rien n’est trop cher, aucun effort voire aucun sacrifice ne sera de trop.

Nous nous permettons de suggérer, dans l’intérêt supérieur de notre pays, l’ouverture d’un dialogue républicain, inclusif, direct, franc et constructif entre vous et l’ensemble de la classe politique, notamment vos compatriotes de l’opposition, les anciens Présidents de la République, afin de sortir le pays de cette crise. Votre action devra être guidée par l’amour de cette nation et son intérêt supérieur.
La préservation et la consolidation de la paix, Excellence Monsieur le Président de la république, doit rester votre exigence et votre quête fondamentales, et le peuple béninois vous en saura gré.

Dans la même dynamique de paix et d’unité nationale, nous voulons en appeler aux anciens Présidents de la République et aux partis politiques de l’opposition, de tout mettre en œuvre pour une résolution pacifique de la présente crise, par la voie du dialogue apaisé. Par des propositions qui prônent et privilégient la paix. Etre leader d’un pays c’est incarner les valeurs de son peuple. Le peuple béninois est profondément épris de paix. Le moment est venu pour que ceux qui réclament le droit de parler au nom de ce peuple incarnent ces valeurs.

À toutes les forces vives de la nation, à tous les acteurs politiques, sociaux, militaires ou civils, (syndicat, société civile, religieux), nous voulons rappeler que le Bénin est notre patrimoine commun le plus précieux. Et tous nos efforts doivent participer au renforcement de sa paix pour le bonheur de tous et de chacun.
Les hommes passent, mais le pays demeure. Nous devons penser aux générations futures et à l’héritage que nous voulons leur léguer. Il est donc important de semer des germes de paix dans nos foyers, dans nos lieux de travail et partout où nous sommes.
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À l’église du Bénin dans toutes ses composantes, aux hommes de Dieu, nous voulons vous demander de vous mobiliser dans la prière en faveur de notre pays. Ésaïe 62 :1 dit: Pour l’amour de Sion (ma nation), je ne me tairai point. Depuis déjà 2 ans, le Seigneur nous a avertis de ce qui est en train de se passer maintenant. Et plusieurs autres serviteurs de Dieu d’ici et d’ailleurs ont reçu ce même avertissement. Comme déclare l’Écriture: « Si mon peuple sur lequel est invoqué mon nom, s’humilie, prie et cherche ma face, je l’exaucerai du haut des cieux, et je pardonnerai ses péchés, et je guérirai son pays. » 2 Chroniques 7-14.
Ou encore priez pour la ville (la nation) dans laquelle vous vivez, car de sa paix dépendra la vôtre. Jérémie 29:7.
C’est pourquoi nous vous exhortons à vous lever, avec nous ensemble comme un seul homme, afin d’intercéder en faveur de ce pays et pour sa paix.
Le Seigneur dit dans Ezechiel 22: 30 «Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas ».

C’est en ma qualité de Prophète que je me tiens devant Dieu, j’ai fait le choix de me tenir à la brèche en faveur du pays, du Benin. Ce qui justifie la posture qui est la mienne d’inciter nos élites, nos gouvernants à la crainte de Dieu.
Nous organiserons très prochainement un moment de prière pour la nation auquel nous vous convierons dans une communication ultérieure.

Que Dieu bénisse le Bénin.

Prophète Ithiel DOSSOU
Président du Ministère Canaan.

Quotidien Daabaaru, leader de la presse écrite dans le septentrion

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