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USAGE DU TÉLÉPHONE PORTABLE

Le doux poison inséparable des temps modernes

Depuis 2001, le 06 février de chaque année est dédiée à la journée mondiale sans téléphone portable. Instaurée par l’écrivain français Phil Marso cette journée se veut une invite de réflexion à l’usage que le public fait de cet outil de communication devenu aujourd’hui incontournable. Au Bénin et plus précisément à Parakou, les utilisateurs de téléphones portables sont loin de se passer de ce moyen d’échange ne serait-ce qu’en une seule journée. L’utilisation que l’on fait aujourd’hui de cet outil de communication laisse à désirer au vue des inconvénients que cela a aussi bien sur la société que sur la santé et sur l’environnement.

Wilfried AGNINNIN(Stg)

Pas un pas, sans téléphone portable. En tout cas, c’est ce qui convient de dire au regard de l’utilité que présente cet outil de communication et d’échange. Plus qu’un simple luxe, le téléphone portable est devenu avec l’évolution du temps et de la technologie un besoin pressant et difficile à s’en débarrasser. Dans les administrations, lycées et collèges, places publiques, universités et même dans les églises lors des cultes, l’utilisation du portable se fait de plus en plus remarquer. L’utilisation à plein temps à des fins utiles de cet outil n’est pas encore grave, mais c’est son usage à outrance qui sème la panique et laisse un goût d’inachevé avec parfois pour corolaire des situations embarrassantes. Les travailleurs, élèves et étudiants dans la ville de Parakou ont à vrai dire la peine de pouvoir s’éloigner de leur téléphone portable même pour quelques heures encore moins une journée. A la question de savoir si aujourd’hui l’on peut se passer de son téléphone portable, la réponse de la plupart des utilisateurs est la négative. « Normalement non. Aujourd’hui avec les portables nous avons aisément des informations, des nouvelles de nos parents et vu l’utilité de cet outil on ne peut pas passer une journée sans son téléphone portable », a avoué Pélagie Anina enseignante de mathématiques à Parakou. Même avis pour Fridaz Naimi étudiant en lettres 3 à l’Université de Parakou. «On ne peut pas se passer de son téléphone portable ne serait-ce qu’une seule journée. Parce que c’est avec mon portable que je reçois tous de mes parents et aussi l’actualité partout au monde », a-t-il renchéri.

Des impacts sur les travailleurs

A l’ère de la promotion du numérique au Bénin, toutes les administrations sont interconnectées par un fournisseur de réseau. Même aux heures de travail certains administrateurs se concentrent plus sur leur téléphone portable que sur la tâche à laquelle ils ont été conviés. Des Wi-Fi laissés gratuitement à la portée des travailleurs vingt-quatre heures sur vingt-quatre, occasionnent parfois des disputes entre administrés et agents de fonction publique. Cette légèreté est souvent constatée au niveau des administrations publiques. Chez le privé le client est le roi, de ce fait des instructions fermes sont données par le chef d’entreprise quant au traitement des clients, idem dans le rang des enseignants pendant les heures de cours, malgré l’interdiction par le gouvernement de l’utilisation des téléphones portables aux heures de cours. Certains élèves continuent toujours par apporter leur téléphone au cours malgré les sensibilisations de ces derniers.

Effets sur la société

Plus général, la société est aujourd’hui de plus en plus angoissée et agressée à partir des réseaux sociaux. Il est difficile voire impossible à un jeune de se déconnecter de son portable pour quelques heures. De ce fait, certains jeunes utilisent les réseaux sociaux pour diffamer, semer la polémique au sein des populations. La folie des toiles a pris une ascendance sans précédente ces dernières années, malgré le vote du nouveau code du numérique au Bénin. Elle s’est même accentuée par l’avènement des cybers criminels. Des heures de navigations animées par des messages d’amour, de fou rires et par la visite des sites pornographiques en ligne. « Moi je ne peux faire une journée sans écrire avec mon mec, mon amoureux et mes amis c’est impossible mon frère », déclare Zénabou I. élève au lycée Mathieu Bouké de Parakou.

Un changement de comportement s’impose surtout dans le rang des jeunes quant à l’utilisation de cet outil de communication. Le gouvernement et les organisations non gouvernementales doivent poursuivre les sensibilisations pour occuper ces derniers autrement. Les antennes de téléphonie mobiles installées dans les villes et parfois en pleine agglomération sont néfastes aussi pour les populations que pour l’environnement

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