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CONSÉQUENCES DE LA FERMETURE DES FRONTIÈRES ENTRE LE BÉNIN ET LE NIGERIA

Plusieurs sacs de riz incinérés à Ifangni

Les conséquences liées à la fermeture des frontières entre le Bénin et le Nigéria font toujours rage. Le mardi 3 décembre dernier aux environs de 15 heures, plusieurs sacs de riz en partance pour le Nigéria ont été incinérés par la douane béninoise.

Selon les premiers témoins, le camion transportant les sacs de riz aurait été intercepté depuis Cotonou avant d’être immobilisé au quartier Sobè à Ifangni. Craignant pour sa vie, le conducteur a pris la clé des champs en abandonnant la cargaison. Certainement sur instruction de la hiérarchie, les éléments de la douane béninoise, de la police républicaine et de l’armée béninoise ont dégagé le camion avant d’y mettre le feu, sous le regard impuissant de la population.

Alors que les espoirs sont basés sur une prochaine ouverture des frontières, cet énième acte replonge les frustrations ayant abouti à cette décision qui crée des manques à gagner à la population. Pendant ce temps, le président nigérian, Muhammadu Buhari déclare que « tant que la situation ne va pas connaître une relative amélioration, les frontières resteront telles ». Selon le président Buhari, cette décision vise à économiser des milliards de naïra sur les factures d’importation. C’est en recevant une délégation du forum des anciens de l’Etat de Katsina du Nigéria que le général Buhari a déclaré que la consommation de carburant du Nigéria avait chuté de plus de 30% après la fermeture des frontières terrestres. Par la même occasion, il a déclaré à ses hôtes que « les frontières ne seront ouvertes que lorsque la situation s’améliorera ».
Pour certains observateurs, le Nigéria agit selon sa feuille de route. Face à cela, la mesure de la fermeture des frontières a eu d’impacts sur les communautés frontalières, notamment le Bénin. L’interdiction de la vente de carburant dans les stations situées à 20 kilomètres de la frontière a affecté bon nombre de nigérians. Cette restriction était une mesure temporaire, à en croire Muhammadou Buhari mais qui visiblement n’est pas encore satisfait du résultat. Le calvaire risque de durer davantage.

Charles Honvoh

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