CRISE AU SEIN DES CHASSEURS DE NATITINGOU : Le maire Ouindéyama tape du poing sur la table

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Le maire de la commune de Natitingou Taté Ouindéyama a été saisi par sa majesté Ponty Dassagaté, roi de la cité des Nanto par rapport aux plaintes liées à la chasse à la battue. L’autorité communale n’a pas hésité à convier tous les acteurs à une rencontre de vérité. Ainsi, les chasseurs de la commune de Natitingou ont eu une rencontre d’échange avec le maire Taté Ouindéyama et le roi Ponty le vendredi 22 janvier 2021. Cette séance convoquée par le maire visait à trouver une solution à la crise que traverse l’association des chasseurs de la commune de Natitingou. Il s’agit entre autres, de l’existence d’un bureau bicéphale, c’est-à-dire dirigé par deux présidents; le manque de communication entre les chasseurs; le non respect du calendrier de chasse et l’ethnocentrisme. Par ailleurs, le groupe des chasseurs de Kantaborifa, essentiellement composé des Waaba et de Betamaribè a soulevé une situation ayant trait à la destruction des champs par les feux de brousses, le vol des vivres, des tubercules et la disparition des animaux domestiques après le passage des chasseurs.

Le roi de Natitingou Ponty Dassagaté a, cependant, invité les deux bureaux à enterrer la hache de guerre. « La chasse n’est pas la guerre. Les acteurs doivent s’entendre pour le retour de la paix » a-t-il exhorté.

Pour le maire Taté Ouindéyama, il ne peut pas avoir deux capitaines dans un même bateau. Seul le bureau communal des chasseurs a droit à la direction car, lorsqu’il y’ a crise, il faut la résoudre au lieu d’en créer une autre.

Au terme des échanges, les chasseurs ont reconnu la légalité du bureau communal et trois jours ont été retenus comme jours de chasse. Il s’agit du mercredi à partir de midi, samedi et dimanche. Ce calendrier consensuel permettra aux élèves de ne pas abandonner les cours au détriment de la chasse. « Plus de feu de brousses au cours des chasses, plus de destruction de champs, on ne doit plus tuer les animaux domestiques ni ramasser les vivres dans les champs. La faute est personnelle et doit être imputée à son auteur » a recommandé le maire Taté Ouindéyama.

 

Daniel KOUAGOU

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