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ÉDITO : Condamné au silence ?

4 semaines déjà | Écrit par
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L’ancien ministre des finances du Bénin Komi Koutché est entré depuis sa condamnation par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet), dans un silence inhabituel. Ainsi contrairement à ses habitudes, Komi Koutché semble être en train de changer de fusil d’épaule en ce qui concerne la lutte qu’il mène depuis Chicago pour son retour au bercail afin de tenter de se frayer un chemin vers la Marina.
Au moment où l’homme fort de Bantè est attendu sur certains sujets brûlants de l’actualité et surtout sa position pour 2021, le jeune ministre des finances de Boni Yayi a préféré se conformer à la loi de l’omerta. Plus de sortie médiatique, plus de rencontre avec la diaspora et aucune réaction venant de Chicago n’est enregistrée depuis le lendemain de sa condamnation par contumace.
Alors, ce silence de Koutché pourrait certainement traduire sa capitulation face au pouvoir de la rupture qui tient à rendre gorge à tous ceux qui seraient impliqués d’une manière ou d’une autre dans des malversations financières. De même, ce silence pourrait être le signe d’un repris tactique de la résistance à Talon afin de revoir les stratégies de lutte qui jusqu’ici n’ont aucunement émoussé l’ardeur du chantre de la rupture qui déroule à merveille ses réformes sans coup férir.
Cependant, au vue de l’imminence de l’élection présidentielle de 2021 qui s’approche à grands pas, ce silence ne doit pas trop durer. Car, le peuple a besoin de cette divergence de son de cloche afin de mieux se situer. Donc, il ne s’agira plus de venir peindre forcément en noir tout ce qui est fait au pays mais plutôt de mener des raisonnements objectifs capables d’améliorer ce qui est fait ou ce qui se fera. Ainsi, l’homme qui se dit être du soleil levant pourra continuer à garder sa côte de popularité au près des béninois malgré la distance.

Edouard ADODE

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A la une · Editorial

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