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EDITO

Karimou et Kakpo dans le meilleur timing !

Depuis quelques jours, le système éducatif béninois focalise assez d’attention. Assez d’attention, tout simplement à cause de l’évaluation diagnostique annoncée par le gouvernement. Cette annonce suscite assez de bruit dans le pays surtout dans le rang des enseignants concernés. Ça craint et ça menace dans les différents quartiers généraux de ces enseignants reversés qui pour l’heure ont du mal à croire en la bonne foi du gouvernement qui continue de rassurer de ce qu’à la fin du processus aucun enseignant ne sera laissé sur le carreau.

En attendant l’issue de cette évaluation qui apparemment comporte plus de peur que de mal, on peut déjà saluer le timing de la mise en application de cette réforme. Puisque le moment semble très favorable à ce processus qui est placé très loin des apprenants qui pourraient en faire les frais si cette évaluation était programmée au cours d’une année scolaire. Les assemblées générales se font dans les écoles sans que la quiétude de qui que ce soit ne soit troublée. Les ministres en charge de l’éducation ont su épargner les âmes innocentes et leurs parents des traumatismes inutiles.

Cependant, au vue de la rentrée prochaine qui est prévue pour le 16 septembre, les travaux de cette évaluation doivent aller le plus vite possible afin que le calme et la sérénité puissent être retrouvés avant que les activités pédagogiques ne démarrent. De même, le gouvernement doit user de tact pour que les enseignants recalés soient mutés loin de leurs lieux actuels de travail afin que ceux-ci ne vivent pas leur temps de recyclage comme un moment de honte en face de leurs collègues admis. Ceci pourra influencer leurs rendements dans les classes surtout au niveau des élèves qui pourraient avoir de doute sur la véracité des enseignements dispensés par ces derniers. Donc la mutation des enseignants recalés doit intervenir le plus vite possible le temps qu’ils soient formés pour la deuxième phase de l’évaluation qui viendra sonner le glas du processus.

Pour le moment, les ministres Salimane Karimou et Mahougnon Kakpo sont dans un timing bien calculé et très bénéfique au système éducatif.

Edouard ADODE

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