EDITO : La culture grillée ?

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Le gouvernement béninois fait beaucoup d’effort pour atténuer les effets néfastes du coronavirus sur certaines couches jugées vulnérables de la société histoire de favoriser une belle résilience économique face à cette pandémie qui secoue le monde entier. Ainsi, selon les conclusions du dernier conseil des ministres, plus de 74 milliards de francs Cfa seront déboursés par l’Etat béninois pour venir en aide à diverses couches sociales notamment les artisans déjà recensés, des ménages pauvres et extrême pauvres.
Cette mesure bien qu’elle soit tardive, est quand même salutaire au vue de la faim qui sévit par endroit dans le pays. Ce fonds viendra adoucir la douleur de ces personnes qui sont affectées par cette pandémie dont la fin reste pour l’heure un mystère à percer.
Mais, ce premier acte de soulagement que le gouvernement s’apprête à poser semble manquer de pertinence puisque certaines couches de la société qui en temps normal devraient être priorisées par cette mesure ne sont pas jusque-là prises en compte. Il s’agit par exemple des acteurs culturels qui, depuis la mise en œuvre des mesures barrières, sont systématiquement mis en chômage technique au moment où la plupart des artisans continuent de travailler même si on estime que leurs revenus ont drastiquement baissé. Ce qui n’est d’ailleurs pas le cas pour tous les secteurs de l’artisanat puisque le coronavirus a même été d’une grande opportunité pour plusieurs d’entre eux.
Or, même étant affamés, les acteurs culturels ne sont pas restés les bras croisés face à la pandémie. Ainsi, par un esprit patriotique, ils se sont jetés dans le combat par la production des œuvres pouvant aider les populations à observer les mesures gouvernementales de lutte contre la propagation du virus. Des œuvres dont les effets ne sont pas les moindres dans cette bataille que le Bénin est en passe de remporter. Par conséquent, leur prise en compte devrait être automatique sachant d’ailleurs que ces acteurs sont déjà pour la plupart répertoriés au niveau du ministère de la culture.
Le ministre de la culture Jean-Michel Abimbola doit donc très tôt agir pour que quelque chose soit fait pour ses amis qui pour la plupart sont dépourvus du minimum en ces temps où les spectacles et manifestations sont interdits.

Edouard ADODE

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