EDITO : La rue pour consoler ?

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Les femmes béninoises éprises de paix ont battu samedi 31 octobre 2020 le macadam dans plusieurs communes du Bénin. Une marche pacifique pour réclamer plus de droits et de libertés. En dépit des contraintes sanitaires que traverse l’humanité, les autorités à divers niveaux ont lâché du lest et ont autorisé la marche, preuve de leur maturité. Un soulagement pour les initiatrices de la marche qui se sont libérées en exprimant leur ras-le-bol.
Les différentes artères des communes du Bénin ont été prises d’assaut par les femmes des marchés du Bénin réunies au sein du mouvement des femmes leaders pour la paix au Bénin. Les violations des droits de l’homme et des libertés, la vassalisation des institutions de la république, la question du parrainage et d’autres préoccupations étaient au cœur de leurs revendications.
Au demeurant, la marche des femmes éprises de paix est considérée comme la rançon de leur insatisfaction face aux délires et aux travers du régime. Une hypothèse qui réconforte à plusieurs égards la thèse de marche télécommandée par l’opposition politique.
Ainsi, à cette allure, d’autres marches pourraient être sollicitées les prochains jours pour le même exercice. Déjà qu’on parle d’autorisation exceptionnelle pour la marche du weekend écoulé, il est à craindre des échauffourées au cas où l’opposition entrait dans la danse et que ses marches soient interdites.
Si la consolation des frustrations devrait être simplement la marche, que qui voudra, le fasse pour la vitalité de la démocratie béninoise.

Spero A. AKOVOGNON

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