ÉDITO : Un rude mandat !

3 mois déjà | Écrit par
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Charles Toko est définitivement parti de la tête de la mairie de Parakou conformément à la volonté des populations et sans aucune possibilité d’y revenir, en tout cas, peut-être au cours d’une autre mandature et non la quatrième. Ainsi, pour la quatrième mandature de la décentralisation à Parakou, Aboubacar Yaya a désormais la coudée franche pour conduire la métropole du septentrion pendant six ans.
Alors, une fois le nouveau maire de la ville de Parakou confortablement installé, le compte à rebours a déjà commencé et l’heure ne doit plus être aux grands discours comme l’a bien reconnu le maire dans son discours d’investiture le 9 juin dernier. Le maire Yaya se montre ainsi très conscient des défis qu’il a à relever.
Cependant, contrairement à son prédécesseur qui a été rejeté par les populations pour autre cause que ses résultats, le nouvel édile de Parakou sera, quant à lui, jugé à la fin de son mandat par rapport à son bilan. Un bilan qui sera naturellement comparé à celui laissé par Charles Toko qui, pour l’heure semble détenir le record des meilleures réalisations de tous les maires qui se sont succédé à la tête de la cité des Kobourou. D’ailleurs c’est ce qui se dégage de la lettre du Président de la Fondation 225, adressée à l’ancien maire de Parakou qui est distingué meilleur administrateur africain des collectivités locales et dont le prix lui sera décerné le 21 juillet prochain à Kigali.
Par conséquent, si après six ans de gestion, les chiffres issus du bilan de Yaya ne dépassent pas ceux notés sur le compteur de Toko pour quatre années de pouvoir, l’actuel maire serait passé à côté de l’essentiel. Raison pour laquelle, le maire Yaya doit éviter au maximum les actions qui n’apportent rien au développement de Parakou et se tourner résolument vers les choses sérieuses en recherchant la fédération des forces que de créer des tensions inutiles au sein de son conseil par des règlements de comptes.
Au cas où ce défi ne serait pas relevé, les parakois regretteront d’avoir fait partir Charles Toko pour des motifs peu valables.

Edouard ADODE

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