ÉLECTION DES MAIRES ET LEURS ADJOINTS DANS CERTAINES COMMUNES: La rivalité entre l’Up et le Br risque de coûter cher à la mouvance

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Malgré l’avantage qu’ils ont d’être des frères jumeaux, les partis de la mouvance de Patrice Talon risquent de perdre le contrôle de plusieurs mairies où aucun parti n’a pu obtenir la majorité absolue à l’issue du scrutin du 17 mai dernier.

En effet, après les résultats de la Commission Électorale Nationale Autonome (Céna), tous les partis politiques sont fixés sur le nombre de sièges qui leur revient dans chaque circonscription électorale. Il en est de même pour les communes où la majorité absolue est acquise. Cependant, s’il reste une équation à résoudre dans le cadre de ces élections, c’est bien évidemment celle des communes où aucun parti n’a la majorité absolue. A ce niveau, le jeu étant ouvert, ce sont les calculs et alliances politiques qui feront l’affaire.
Cet état de choses classe les partis Bloc Républicain (Br) et Union Progressiste (Up) favoris pour arracher les postes de maire et adjoints aux maires de ces communes. Mais les choses ne risquent pas d’être si simples.
La rivalité entre l’Up et le Br semble aller au-delà d’une simple adversité. Les deux frères jumeaux ne se sont pas fait cadeau sur le terrain au cours de cette campagne électorale. Des discours passionnés, des attaques personnelles, des diatribes ont été les armes utilisées par chacun des frères contre l’autre. Dans chaque région, les leaders de chaque bloc de la mouvance se livrent une guerre qui ne dit pas son nom au point où il leur est aujourd’hui presque impossible de se mettre ensemble pour discuter.
Les exemples sont légion à Malanville, Banikoara, Nikki, Pèrèrè, Kouandé, Gogounou, Péhunco et bien d’autres. Dans ces communes, des leaders sont même prêts à aller nouer des alliances contre-nature avec le parti de l’opposition Force Cauris pour un Bénin Émergent (Fcbe).

Le mot d’ordre de Patrice Talon, la solution

Face à cette situation de crise entre deux frères jumeaux, seul le père peut siffler la fin de la récréation. Le mot d’ordre du Chef de l’État Patrice Talon reste la seule solution pour empêcher la mouvance de perdre le contrôle des communes. Sinon, les langues qui affirment que le parti Fcbe serait une autre branche de la mouvance auront raison.

Barnabas OROU KOUMAN

Catégorie :
A la une · Décentralisation

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