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INSECURITE AU BENIN

Un journaliste braqué par un zem à Parakou

Désormais, difficile de circuler librement dans la ville de Parakou. Les hors la loi continuent de semer de troubles dans le rang des paisibles populations. Ces jeunes assoiffés de gain facile mettent en place toutes les stratégies pour atteindre leur objectif. Ainsi, pour mieux atteindre leur cible, les braqueurs ont un nouveau mode opératoire à Parakou.

En effet, ils circulent à l’intérieur de la ville munis d’armes et se font passer pour des taxis motos communément appelés zémidjan. Les clients qui sont leurs principales cibles, sont donc en cours de route menacés et dépouillés de tout bien par celui qu’ils prennent pour un zem.

Leur dernière victime est Désiré Ananmènon, journaliste à la radio Urbaine Fm de Parakou. La scène s’est produite le jeudi 8 juin dernier sur les pavés du quartier Madina aux environs de 21h. La victime ayant quitté son lieu de travail a arrêté un zem au niveau du rond point Mathieu Kérékou qui devait le conduire à son domicile au quartier Banikanni.

Ainsi, au cours du trajet, arrivé sur les pavés de Madina dans une zone totalement obscure, le conducteur a déclaré une panne de la moto et s’est arrêté, ce qui obligeait le client à descendre afin qu’une solution soit trouvée. « Arrivé dans une zone où il n’y avait pas d’électricité ni de présence humaine, il a fait arrêter la moto comme quoi elle avait une panne. Il est donc descendu et moi aussi. Et c’est à ce moment précis que je me suis rendu compte que ce n’était pas un problème de moto mais plutôt d’homme », a témoigné la victime. Il ajoute, par la suite, que le soi-disant zem s’est attaqué à lui avec un couteau en main en lui demandant d’amener son téléphone sur un ton très menaçant. N’ayant aucun moyen de défense, la victime était obligée de céder afin de sauver sa vie. « Vu la détermination du monsieur à finir avec moi, si je n’exécutais pas ses ordres, j’étais obligé de remettre le téléphone et me sauver. J’avais en dehors du téléphone, un sac qui contenait des éléments très précieux mais il ne voulait que le téléphone », a fait savoir Désiré Ananmènon.

La scène s’est produite sans qu’aucun passant ne prenne par les lieux. La victime n’ayant plus un téléphone pour appeler à l’aide, était obligé de prendre la clé des champs et quitter le lieux de braquage pour rejoindre son domicile.

Voici un cas de braquage qui vient interpeller une fois encore les autorités à divers niveau sur l’insécurité de plus en plus grandissante dans la ville de Parakou avec un nouveau mode opératoire. Les hommes de la police républicaine doivent renforcer davantage leur stratégie de sécurisation des personnes et des biens afin de mettre hors état de nuire ces individus assoiffés d’argent. Les populations quant à elles, doivent redoubler de vigilance quand elles se font transporter par un conducteur de taxi moto.

Samiratou ZAKARI

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