LUTTE CONTRE LES SACHETS NON BIODÉGRADABLES : Les clients souffrent le martyre dans les pharmacies et supermarchés

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LUTTE CONTRE LES SACHETS NON BIODÉGRADABLES

Les clients souffrent le martyre dans les pharmacies et supermarchés

Depuis l’interdiction de l’utilisation des sachets non bio dégradables dans le Bénin, les populations ne voient en face énormes difficultés qui tardent à être résolues. Puisque dans les supermarchés et pharmacies de la ville de Parakou, les vendeurs et vendeuses refusent catégoriquement de servir les emballages bios dégradables aux clients. Ces derniers se voient obligés de débourser pour s’en procurer. Cette exigence à laquelle les populations ne sont pas habituées, est parfois source de disputes et de mécontentement.

Véronique TAKOU

La rupture a sonné la fin de la recréation en ce qui concerne l’utilisation des sachets plastiques non bios dégradables à cause de leurs graves impacts sur l’environnement et la santé de l’homme. Il faudra suivre le rythme au risque de se faire pour ne pas subir la rigueur de loi. Ainsi, pour le bien être de l’environnement et de la population à court et long terme, il est formellement interdit l’usage de sachets plastiques. Certains opérateurs économiques l’approuvent mais pour d’autres c’est par contraintes qu’ils épousent l’idée d’achat des sachets biodégradables.

Pour eux, les nouveaux sachets sont extrêmement chers et ne sont pas livrés en quantité suffisante. D’autres par contre ont trouvé un moyen de se faire davantage d’argent en proposant aux clients l’achat des sacs emballages pour y mettre leurs produits. Or, ces emballages étaient autrefois gratuitement offerts aux clients après tout achat. La nouvelle situation engendre assez de discordes dans les officines de pharmacie et les supermarchés. Ainsi, quand le client veut s’opposer il est libre de rendre le produit, de mettre le produit acheté en poche ou le garder dans la main. « Voyez-vous, il a fallu que j’achète le sac à 100f sinon j’aurais retourné les produits ou les garder en main. Est-ce toutes les fois qu’on peut se rappeler et garder un sac en allant au supermarché ?», s’interroge Henri Yokossi un client rencontré à la boutique Parakou. A la pharmacie Albarika, le scénario est le même. Raoul Dossou un client n’en dit pas le contraire, « je suis allé acheter les médicaments et on me sert sans emballage, je demande pourquoi, ils ont dit que les emballages sont à vendre ». D’autres supermarchés, ils ont opté pour les sachets biodégradables afin de ne pas chasser la clientèle en leurs exigeant l’achat de d’emballage après emplettes.

Pour la propriétaire du supermarché d’un des supers marchés, « le client qui achète un article doit prévoir 100f pour emballage. L’État a interdit les sachets plastique et chacun devrait s’y conformer. Pour mes fidèles clients, je peux leur donner le sac gratuitement et pour dire vrai ces sacs ne sont pas vendus à leur juste valeur », dit-elle. Pour le président de l’association des consommateurs de Parakou, Auguste Nougbodjingni, « ce n’est pas normal qu’on traite les clients de la sorte ». Plus loin, il a ajoute, « un ultimatum de 72h a été donné aux pharmacies et supermarchés afin de trouver une solution à ce problème ».

Toutes les réformes initiées sont à féliciter, car elles préservent la santé des populations. Mais, une chose est de les mettre en place et l’autre est de trouver un moyen de relai pour ce qu’on compte remplacer dans les bonnes mesures en quantité suffisante pour satisfaire tout le monde. Et l’État devait y penser avant toute prise de décision.

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