LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX ENFANTS ET LE MARIAGE DES ENFANTS : Les leaders religieux font le bilan de leurs actions

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LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX ENFANTS ET LE MARIAGE DES ENFANTS

Les leaders religieux font le bilan de leurs actions

La salle de conférence de la préfecture de Parakou a abrité dans la soirée du jeudi 05 juillet dernier, une séance d’échanges entre les leaders religieux et les autorités telles que le ministre des affaires sociales et de la microfinance Bintou Adam Taro, celle de l’économie numérique et de la communication Aurélie Adam Soulé, le préfet du Borgou Djibril Mama Cissé, le représentant de l’Unicef Claudes Kamenga, le représentant de l’ambassadeur du royaume de Belgique et le maire de la commune de Parakou Charles Toko. L’objectif de cette séance était de faire le bilan des actions menées par les leaders religieux après la signature de la charte sur la lutte contre les violences faites aux enfants et le mariage des enfants.

Barnabas OROU KOUMAN

En vue de mettre un terme au phénomène du mariage précoce des jeunes filles et prendre des mesures subséquentes pour protéger les enfants contre les violences, les leaders religieux ont été identifiés pour porter main forte au gouvernement. A cet effet, une charte a été signée dans ce sens en février 2018. Environ six mois après cet engagement, les leaders religieux ont présenté aux différentes autorités présentes le point de la lutte menée.

 

Plusieurs actions menées

Ces actions ont été diverses et variées mais avec le même objectif. Celui de sensibiliser les fidèles et aboutir à un changement de comportement envers les filles. Pour Moussa Daouda et Mama Seydou, respectivement imam et responsable des parents d’élèves à Parakou, la sensibilisation s’intensifie pour montrer aux parents et aux fidèles le danger de cette pratique. Dans les églises et mosquées, plusieurs actions ont été menées, les couvants ne sont pas restés en marge de ce combat. Mais en plus de cette sensibilisation, « il faut aller au-delà en dénonçant et en punissant les auteurs de ce phénomène », ont-ils laissé entendre.

Pour le préfet Djibril Mama Cissé, le mariage des enfants a de graves conséquences sur la vie des filles, la communauté et la Nation toute entière. Selon l’autorité départementale, les filles victimes de mariage précoce, sont déscolarisées et victimes d’abus sexuels. Elles sont privées de leurs droits à l’enfance, à la l’éducation, à la santé et à l’épanouissement. Il a ainsi invité l’assistance à renouveler son engagement et traduire effectivement en action sa décision car «  rien ne vaut une promesse honorée », selon lui.

Quant à la Directrice Générale de la famille et des affaires sociales, Maimouna Baboni épouse Sinimbou, les objectifs initiaux étaient de briser le silence face aux violences faites aux enfants, susciter un dialogue au niveau national et communauté pour agir sur la normalisation et la banalisation des violences faites aux enfants, y compris le mariage des enfants, et contribuer à la création d’un environnement favorable à l’adoption des comportements pouvant garantir la protection des enfants.

Dr Claudes Kamenga, représentant de l’Unicef au Bénin, a remercié tous les acteurs pour la synergie d’actions dans la lutte contre ce phénomène qui déstabilise la société de nos jours. Il a réitéré la disponibilité de l’Unicef à accompagner le gouvernement béninois dans cette lutte.

Aurélie Adam Soulé, ministre de l’économie numérique et de la communication a dans son mot, mis un accent particulier sur les actions de sensibilisation qui permettront à coup sûr d’assurer une réussite à la campagne tolérance zéro au mariage des enfants. Elle a reconnu et assuré l’accompagnement de son ministère pour que les médias face de cette lutte l’une de leur priorité.

Bintou Adam Taro, ministre des affaires sociales et de la micro finance a quant à elle, réaffirmé la volonté du gouvernement. Elle a souhaité qu’après les sensibilisations, que la dénonciation soit mise en avant afin d’éradiquer définitivement ces phénomènes. Elle a encouragé les leaders religieux à poursuivre leur combat.

La délégation a mis le cap sur la ville de Nikki pour rencontrer les têtes couronnées et dignitaires.

Vivement que la synergie de ces actions face de la tolérance zéro aux violences faites aux enfants et mariage des enfants une réalité dans le Borgou et au Bénin.

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