MUTILATIONS GENITALES FÉMININES AU BENIN : La Dgfas fait l’état des lieux

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MUTILATIONS GENITALES FÉMININES AU BENIN
La Dgfas fait l’état des lieux
.Les acteurs concernés réfléchissent à l’éradication du fléau

Le ministère des affaires Sociales et de la micro finance, à travers la direction générale de la famille et des affaires sociales et l’observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant (Offe), a organisé dans le cadre de la restitution des résultats de l’étude sur la persistance des mutilations génitales féminines (Mgf), un atelier. Objectifs : mobiliser davantage les acteurs autour de la lutte contre le phénomène, susciter l’adhésion des parties prenantes pour une étude d’envergure, de type quantitatif pour apprécier l’ampleur des Mgf au Bénin et formuler des recommandations pertinentes pour une éradication définitive des Mgf au Bénin. C’était le jeudi 20 septembre dernier en présence des cadres du ministère en charge des affaires sociales avec à leur tête Mèmouna Sinimbou épouse Baboni, Directrice générale de la famille et des affaires sociales ; et d’autres ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers qui appuient le ministère, des organisations de la société civile œuvrant dans la lutte contre les Mgf. Étaient aussi présentes des personnes ressources et d’autres structures telles que l’Office de protection des mineurs (Ocpm), la coordination nationale d’assistance aux réfugiés et la Fondation Claudine Talon.
Cette séance de restitution a permis aux participants de se rendre compte que 20 ans après que le Bénin ait été déclaré pays non à risque aux mutilations génitales féminines, malheureusement les rumeurs ont montré la persistance du phénomène avec de nouvelles stratégies.
L’étude qualitative réalisée en 2017 par le ministère en charge des affaires sociales à travers l’observatoire, de la famille, de la femme et de l’enfant ont effectivement confirmé la poursuite dudit phénomène sous une autre forme. Dix communes à savoir Sinendé, Kalalé, Pèrèrè, Kérou, Kandi, Tanguiéta, Natitingou, Gogounou, Banikoara et Copargo ont fait l’objet de cette étude. Cependant une différence se note dans la pratique des Mgf selon les groupes socioculturels, Baatonu, Peul, Boo, Waama, Tanéka et Gourmantché. Et pour apprécier l’ampleur du phénomène, une autre étude a été réalisée en juin dernier. Même s’il y a une différence au niveau des chiffres, cette dernière étude a également confirmé la poursuite du phénomène.
Au terme de l’atelier des recommandations ont été formulées aussi bien à l’endroit du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, de la société civile que de la communauté à la base.

Wahabou ISSIFOU

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