PERTE DE LA DIGNITE FEMININE AU BENIN : Estelle Hounon déplore la situation et exhorte les jeunes filles

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PERTE DE LA DIGNITE FEMININE AU BENIN 
Estelle Hounon déplore la situation et exhorte les jeunes filles
«Il ne sert à rien de profaner son corps aujourd’hui au nom de la modernité pour vivre l’enfer après », dixit la jeune dame

Autrefois, la femme africaine en général et celle béninoise en particulier était distinguée par certaines valeurs qui, aujourd’hui disparaissent progressivement laissant place à la dépravation sur tous les plans. Cette situation qui va grandissante inquiète certaines femmes qui œuvrent inlassablement pour le retour à ses valeurs dans le rang des jeunes filles qui sont appelées à être femmes tôt ou tard. Pour le compte de votre rubrique ‘’Coin vertu’’ de cette semaine, votre quotidien a reçu pour vous madame Estelle Hounon, ingénieure commerciale et femme au foyer, elle reste attachée aux valeurs africaines. Elle se penche sur la question de la dignité féminine au Bénin et propose des solutions pour la restaurer. Lisez-plutôt.

Edouard ADODE

Daabaaru : Que peut-on comprendre par dignité féminine ?

Estelle Hounon : D’entrée de jeu, je tiens à vous remercier pour l’honneur que vous me faites en m’accordant l’occasion de me prononcer sur cette question dans votre journal. D’abord la dignité féminine est un ensemble de valeurs culturelles et sociales auxquelles sont attachées les femmes, et qui donnent une certaine considération à la femme dans la société. Elles prennent en compte la femme dans tous ses aspects et la rendent digne partout.

Quelles sont les éléments à travers lesquels, la femme béninoise se sent digne aux yeux de la société ?

Ces valeurs sont de divers ordres. Prenons par exemple l’habilement. Il est inconcevable selon nos cultures que la femme ou la jeune fille s’habille en laissant les parties sensibles de son corps. En parlant de parties sensibles, je parle des cuisses, les aisselles, les seins et mêmes les traces des dessous ne doivent pas paraître chez une fille béninoise bien éduquée lorsqu’elle s’habille. En dehors de l’habillement, nous pouvons parler du comportement et dans le comportement, Je mets la façon de parler. Et comme on le dit, éduquer une femme c’est éduquer toute une nation. Le respect fait parti de nos valeurs africaines. La fille européenne peut parler à tort et à travers à ses parents. Mais le respect est encore en Afrique. Et cela doit se ressentir même dans le foyer. La femme ne parle pas comme elle veut à son mari et surtout aux membres de sa belle famille. La cuisine est aussi une valeur africaine très importante pour la femme. Une femme qui ne sait pas faire la cuisine, n’en vaut pas la peine.

Comment voyez-vous aujourd’hui ces valeurs dans le rang des jeunes filles béninoises?

La culture occidentale prime sur nos valeurs africaines qui sont en voie de disparition. Nous croyons que ce sont les cultures occidentales, les vertus occidentales qui sont les meilleures au point où dans les écoles nous voyons des jeunes filles qui se comportent de façon maladroite La dignité féminine commence d’abord par la maison, par la famille, dès l’enfance. Les jeunes filles s’habillent mal. On parle même de Dvd (dos ventre dehors), vous voyez, et même certaines adultes cautionnent cela au nom de la modernité. Elles se marient après et sont incapables de faire la cuisine ou la lessive. Dans la maison, c’est les bagarres tous les jours, elles ne savent même pas ce qu’on appelle belle famille. Les jeunes filles sont aujourd’hui prêtes à aller au sexe à tout moment et avec n’importe qui, on vend son corps pour réussir. C’est déplorable !

Qu’est-ce qui justifie cet état de chose, cette perte de valeur au sein de la gent féminine de notre pays ?

En parlant des raisons, nous pouvons parler de la mentalité qui est tournée vers l’occident. On pense que c’est ce qui vient d’ailleurs qui est meilleur. Il y a également la crainte de Dieu qui est en voie de disparition. Il y a les parents qui démissionnent de leur responsabilité. Les parents étant au boulot, l’éducation des enfants revient à la domestique qui ne peut qu’éduquer à sa manière. En plus de tout ceci, il y a la télévision et les téléphones portables qui ont tout gâté.

Vous particulièrement, vous restez toujours attachée ces valeurs malgré votre rang social, malgré votre niveau, qu’est-ce qui justifie cela ?

(Sourire). Ce qui fait que je suis attachée à mes valeurs, c’est la crainte de Dieu et c’est une grâce. En plus, l’éducation que nous avons reçue ne nous permet pas de vivre autrement.

Selon vous, qu’est-ce que nous devons faire aujourd’hui pour sauver la femme béninoise, pour restaurer ces valeurs qui sont en perte de vitesse dans la société?

Tout commence par le foyer, la maison. C’est dans la maison qu’on inculque ce qu’on veut que notre enfant soit. Et quand l’enfant grandit, c’est ce qu’on l’a inculqué à la maison qui rejaillit également dans son nouveau foyer. Nous devons interpeller les parents à chaque fois qu’on voit les enfants s’habiller de façon maladroite. C’est vrai, il y des parents qui ne savent pas ce que font les enfants. Un enfant qui amène un kaki décoté, un kaki avec fente jusqu’aux cuisses à l’école doit être renvoyé. Le grand problème c’est dans la rue parce qu’à l’école c’est seulement le kaki et dans le kaki on ne peut pas laisser le ventre dehors, le dos dehors, les seins dehors.
Il faut vraiment interpeller les parents parce que des fois, c’est eux même qui achètent ces vêtements aux enfants. Si c’était possible, dans la rue, lorsqu’on verra une fille qui a porté Dvd, c’est-à-dire dos, ventre dehors nous devons les aider à être finalement nues en déchirant leurs habits. C’est vrai c’est méchant et on parlera du droit de l’homme, du droit des enfants. Mais je me demande si c’est droit ne viennent pas mettre un frein à l’éducation des filles. La religion doit jouer une grande partie. Que ce soit les églises, les mosquées, aucune religion ne promeut la dépravation. Si seulement dans chaque ménage on peut inculquer ce que dit la religion ce sera meilleur.

Nous sommes au terme de notre entretien, quel appel avez-vous à lancer aux jeunes filles qui nous lisent ?

Je dirai à toutes les jeunes filles de pouvoir tirer une leçon de ce qu’elles lisent. Qu’elles ne lisent pas pour dire non, tant pis. Quand quelque chose est dénoncée, c’est pour attirer l’attention de tout le monde. Je leur demande de dire oui, qu’elles doivent maintenir les valeurs africaines. En toutes choses qu’elles sachent que tout ce qu’elles font aujourd’hui, peut les rattraper demain. Il ne sert à rien de profaner son corps aujourd’hui au nom de la modernité pour vivre l’enfer après. Je vous remercie et que le Seigneur bénisse Daabaaru.

Propos transcrits par Karimatou BARASSOUNON (stg)

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