RÉÉVALUATION DES INSTITUTEURS DE LA MATERNELLE ET DU PRIMAIRE : Ce que cachent certaines agitations

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RÉÉVALUATION DES INSTITUTEURS DE LA MATERNELLE ET DU PRIMAIRE

Ce que cachent certaines agitations

Le dernier conseil des ministres a permis de comprendre que la première évaluation des instituteurs de la maternelle et du primaire a accouché d’une souris. Le gouvernement a donc décidé de tout reprendre à zéro, désormais les regards sont tournés vers une nouvelle date, celle du 28 juillet prochain. Mais bien avant cette date, des réactions fusent de partout. Certains syndicats de ce sous secteur appellent même déjà au boycott de cette réévaluation. Alors que peuvent cacher ces agitations?

Édouard ADODE (Stg)

Depuis l’annonce de la reprise de l’évaluation des instituteurs de la maternelle et du primaire par le conseil des ministres, on remarque assez d’agitations dans le rang des concernés. Déjà certains syndicats du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire appellent au boycott de cette évaluation. Mais en considérant les différents maux dont souffre ce secteur, on aurait souhaité que des solutions idoines soient trouvées pour faire sortir l’enseignement des sentiers battus. Cependant, pour des remèdes appropriés, il est important de diagnostiquer les causes réelles de la maladie du système éducatif béninois. Puisque longtemps plusieurs décideurs politiques ont proposé des solutions à vue d’œil, mais très tôt ces solutions ont montré leurs insuffisances. Dès lors que l’actuel gouvernement de la rupture a décidé de faire les choses autrement, au lieu de voir un engouement autour, l’heure est plutôt aux agitations stériles. Les syndicats des enseignements maternel et primaire doivent normalement mobiliser leurs syndiqués à répondre promptement à cette évaluation. Car cela va a priori dans leur intérêt. Mais cette attitude d’appel au boycott semble montrer la mauvaise foi des acteurs du système, qui ne veulent pas voir le sous-secteur guéri de ses maux. Surtout que la première évaluation a été marquée par l’absence massive des instituteurs.
Normalement, on doit noter une spontanéité des instituteurs à cette évaluation, car ils sont habitués à évaluer les apprenants. Le défaut de cette spontanéité peut être compris comme une fuite en avant. Ce qui peut être un signe de la carence dont parlent certaines mauvaises longues. Or, parmi ces vaillants travailleurs de la nation, il y en a qui regorgent d’assez de qualités. C’est le moment d’aider le gouvernement à mieux repenser l’enseignement au Bénin. Au lieu de continuer de croire que cette évaluation sera un moyen de répression à l’endroit de certains instituteurs, elle se révélerait plutôt comme un scanner efficace.
Au delà de cette évaluation, il serait intéressant que le gouvernement pense mettre en place un système d’évaluation périodique des enseignants accompagné de mesures de remédiation. Ceci pour faire effectivement assoir dans les habitudes la culture de l’auto-évaluation et la remise en cause de soi.

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Éducation

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